La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Poches La vie, c’est pas du cinéma

février 2007 | Le Matricule des Anges n°80 | par Franck Mannoni

La Force du passé

Sandro Veronesi fait partie des écrivains populaires en Italie. Outre ses romans dont La Force du passé, grand succès d’édition en 2000, il est notamment connu pour ses chroniques dans la presse. Les Studios Disney l’ont engagé pour écrire une nouvelle aventure de Mickey, illustrée par Federico Mancuso, monsieur Disney en Italie. Veronesi a également publié Œil pour Œil La Peine de mort en quatre histoires, issu de sa collaboration avec Amnesty International. Veronesi est un touche-à-tout, un écrivain engagé, dont le dernier roman, Caos Calmo, a reçu le prix Strega 2006, l’équivalent du Goncourt en Italie.La Force du passé, dont le titre est tiré d’une poésie de l’écrivain et cinéaste Pier Paolo Pasolini, raconte la lente prise de conscience de Gianni, un auteur de livres pour enfants qui voit la réalité par le prisme de l’imaginaire. Si le processus fait penser à un mécanisme de défense infantile, c’est le cinéma des adultes, avec ses plus illustres réalisateurs, qui permet à Gianni d’interpréter le monde. Éduqué par un père général dans l’armée, démocrate-chrétien pur et dur, il oscille entre les certitudes ses origines sociales et un flou très artistique en ce qui concerne ses désirs, ses ambitions et sa vision du couple. L’irruption dans sa vie d’un inconnu patibulaire qui se prétend espion du KGB va tout changer. L’agent secret lui révèle que son père, aujourd’hui décédé, était en fait un agent dormant soviétique, que l’URSS n’a jamais eu besoin de réveiller. Le choc est rude. Gianni se réfugie dans le déni. Il convoque tous les grands auteurs du 7e art italien, Mario Monicelli (Le Pigeon), Pasolini (La Ricotta), Dino Risi (Le Fanfaron) pour relier le moindre événement de sa vie à une fiction et partir dans des digressions infinies. Peine perdue. Son couple, sa famille, son travail : le voile se lève sur des années d’aveuglement. « Comme la vérité est apaisante, lumineuse et inéluctable quand on ne la perçoit pas à contrecœur ». Gianni n’est plus un enfant.

La Force du passé de Sandro Veronesi, traduit de l’italien par Nathalie Bauer, 10/18, 234 pages, 7,30

La vie, c’est pas du cinéma Par Franck Mannoni
Le Matricule des Anges n°80 , février 2007.
LMDA papier n°80
6,50 
LMDA PDF n°80
4,00