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Événement & Grand Fonds Chemins de Rome

avril 2009 | Le Matricule des Anges n°102 | par Jean Laurenti

Marco Lodoli propose une approche renouvelée de la cité : une exploration de ses marges, de ses encoignures, des lieux dont habituellement on se détourne pour se focaliser sur ce que l’on croit être l’essentiel. Îles apparaît ainsi comme une très belle variation sur les pouvoirs du regard.

Îles : Guide vagabond de Rome

La lecture d’un livre nous donne quelquefois le sentiment qu’elle nous porte à la source vive du travail d’un écrivain. Quand ce livre nous permet de voir avec lui, de partager sa sensibilité au sens photographique du terme, mais pas uniquement et ainsi d’aiguiser notre propre regard, lors même que nous est donné à parcourir un paysage qui n’est pas le nôtre. Avec Îles, guide vagabond de Rome, Marco Lodoli nous invite à un voyage singulier dans cette ville où il est né en 1956 et où il vit toujours. Contrairement à ce que le sous-titre laisse penser, il ne s’agit livre pas d’un un guide touristique : guère de risque pour le lecteur, si l’envie ô combien légitime ! le prend de visiter la Ville éternelle, qu’il se retrouve alors dans une trattoria ou un bar à la mode, parmi une noria de voyageurs nantis du même viatique que le sien. Îles ne marche pas sur les traces du Guide du routard, il n’a pas vocation à détailler les chefs-d’œuvre dont regorge la cité, ni à élaborer les itinéraires les plus pertinents qui permettraient en une demi-journée de n’en manquer aucun. Les textes qui le composent s’adressaient d’ailleurs originellement aux Romains ou à ceux qui fréquentaient déjà la capitale : ces cent trente-trois balades ont en effet paru dans les pages romaines du quotidien La Repubblica avant d’être rassemblées en ce volume. Donc à des gens pour qui la magnificence de Rome, son histoire plus de deux fois millénaire lisible à ciel ouvert, ne sont pas des raisons de s’emballer plus que de raison. Bien au contraire : comme tous les habitants des grandes cités et a fortiori quand elles suscitent autant de désirs et d’agitation c’est d’abord de havres que chacun a besoin. De lieux où la ville redevient à la mesure des frêles humains ordinaires, où on peut renouer avec elle un lien intime. Îles se dit en italien « isole » et se prononce isolé. Marco Lodoli propose de faire ce pas de côté, de s’éloigner un instant de la profusion et de la foule pour offrir au regard ce que par distraction ou vaincu par l’habitude il aurait pu prendre pour dérisoire et négliger. Ainsi perçue, Rome devient un archipel disséminé, et toute ville avec elle. Chaque « île » a son phare, sa lumière modeste, qui permet d’embrasser l’ensemble.
Méditant sur la décision de Carlos Santayana, philosophe américain athée, de finir ses jours dans un couvent romain, il l’imagine « conquis par la paix sévère et rassurante d’une chambre et d’un jardin traversé par le tintement céleste d’un campanile. » Cette nécessité que chacun ressent, le moment venu, de s’abreuver à la simplicité des choses : « la grandeur de l’âme humaine, telle la grandeur de Rome, a besoin pour se révéler de passer par la ferveur de l’image la plus humble, du lieu le plus simple. (…) il suffit seulement d’une chambre et d’un jardin, une croisée des chemins où se cristallise la vie qui s’enfuit. »
Rome devient un archipel disséminé. Chaque « île » a son phare, sa lumière modeste, qui permet...

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