La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Événement & Grand Fonds Retour vers no future

mai 2009 | Le Matricule des Anges n°103 | par Thierry Guichard

Le troisième roman d’Olivier Maulin est la réécriture d’un texte antérieur aux deux livres précédents. On y suit deux crétins déjantés dans leur traversée hallucinée du Brésil. Avec le rire pour antidote.

Derrière l’horizon

S’il existait, le Prix de la mauvaise foi romanesque irait au narrateur de Derrière l’horizon avec une mention spéciale pour son acolyte Guillaume. Innommé tout au long de ce road novel, on sait que ce narrateur est français, musicien, suivi de son pote au cerveau anesthésié par la drogue et l’alcool. Il a une compagne comme on a des morpions (Sophie) et s’accommode de Joana, une Brésilienne. Si le sexe lui est un moyen de passer le temps, il n’émarge pas à l’arsenal de la communication, encore moins à la mythologie de l’amour. Coucher avec Sophie ne l’empêche pas de porter sur elle un regard sans émerveillement : « - Tu devrais arrêter de te droguer, Sophie. Tu ressembles de plus en plus à une merde », lui susurre-t-il avant d’aller présenter son anatomie à Joana qui n’en demandait pas tant. On s’imagine que les deux Français sont des rockers revenus de tout, des loques humaines habillées d’une légende trop grande pour eux. Mais même pas. Ce sont deux pauvres cons.
Au café où on les trouve à l’entame du roman, Guillaume se plaint d’une bière pas fraîche, exige que le serveur la change. Ce dernier gentiment refuse malgré les injures de Guillaume : « Guillaume a pris la bouteille pour se servir. Un bouchon de glace empêchait la bière de couler. » Mention spéciale et félicitations du jury.
Nos deux pieds nickelés abandonneront vite les deux filles pour filer seuls vers leur destin qu’ils imaginent au Sud. Une voiture de location, Le Messie de Haendel à s’arracher les tympans dans l’autoradio, et les voilà partis vers nulle part. Ils traversent le désert avec cette acuité du regard qui fait les grands reporters : « Guillaume a coupé le son. Il dit : - C’est bien le désert. Je réponds : - Ouais, c’est bien. Il a remis le son à fond. J’ai allumé une cigarette. Alléluia, gueulaient les chœurs. » Dans leur périple, ils rencontrent des hippies avec lesquels ils partagent effarés drogues et alcools, sexe et conversations de haut vol : « - J’aime Dieu infiniment et Lui seul me sauvera. - Ça a l’air tranquille par ici, a répondu Guillaume. » Ils se dépouilleront de leur voiture (qui n’était pas leur), loueront deux motos, en perdront une et finiront à pied dans la poussière.
On les suit cependant avec pas mal d’entrain, réjoui de la méchanceté quasiment potache de ces deux personnages post-beckettiens sans illusion ni attente. La vacuité des dialogues est hilarante et quelques scènes sous substances illicites sont des morceaux d’anthologie. Surtout, le couple d’amis inaugure a posteriori le triptyque dont les deux premiers volets, En attendant le roi du monde et Les Évangiles du lac nous font attendre le troisième avec impatience.

Olivier Maulin, comment se fait-il que votre troisième roman soit, en fait, votre premier ?
Derrière l’horizon est issu d’un texte que j’avais publié en 2001 chez Rencontres, qui a fait faillite depuis. Ça s’appelait Dernier combat. Après la publication de En attendant le roi du monde, mon...

Cet article est réservé aux abonnés.
Auteurs, critiques, interviews, dossiers thématiques: découvrez tous les contenus du Matricule des Anges.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

LMDA papier n°103
6.50 €
LMDA PDF n°103
4.00 €