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Entretiens Florilège d’effigies

juin 2009 | Le Matricule des Anges n°104 | par Richard Blin

Roman composé et rehaussé de dix tableaux, ode au corps féminin, Le Désespoir du peintre d’Arthur Bernard convie le lecteur au cœur d’un ballet de confluences topographiques, sensuelles et esthétiques.

Le Désespoir du peintre

En exergue, un vers du peintre et écrivain Francis Picabia extrait d’« Unique eunuque », fulgurance paradoxale et convulsive, donne le la : « Tous les tableaux sont morts et continuent de vivre ». Arthur Bernard s’en empare et, tableaux de maîtres en contrepoint, à l’appui, compose un texte charnu dans le grain duquel tout s’enchevêtre : la femme l’amour et la mort, personnages de papiers et figures peintes, Nantes, Paris, Amsterdam, le dehors et le dedans, le captif et l’impalpable, etc.
Au gré d’une succession de tableaux à la fois picturaux et dramatiques, Le Désespoir du peintre déploie de petites péripéties romanesques qui, bien que s’imbriquant sémantiquement et syntaxiquement, forment, chacune, un récit en soi. Il en va ainsi de tous les monologues, ceux de l’ « oiseau pépieur » Gabriel Lavoipierre, celui de Marie 3, ceux de Matthieu Forget et de Ratzinger, les quatre locuteurs du Désespoir du peintre qui, au hasard du « lyrisme géographique », se heurtent, se frôlent ou s’évitent. Aussi, entre l’apparition virginale d’une « Madone du Quattrocento » sur la ligne de métro reliant la Porte de Clignancourt et la Porte d’Orléans, de troublantes divagations autour de la Femme lisant une lettre de Vermeer, un scénario érotique rappelant une œuvre de Richter, la genèse incongrue de la Femme pensive du célébrissime « peintre en ski », entre autres, Arthur Bernard tisse d’infinies correspondances. Auteur de l’inquiétante Chute des graves (Éditions de Minuit, 1991), il commet là une œuvre fascinante, tant du point de vue de la forme que du fond.

Au contraire de La Guerre avec ma mère (Champ Vallon, 2005) et de L’Oubli de la natation (id., 2004), Le Désespoir du peintre alterne monologues et locuteurs. Demeure pourtant un personnage récurrent : Gabriel Lavoipierre. S’agit-il de votre double littéraire ?
À peu près tous mes livres narrent l’histoire d’un mec qui me ressemble sans me ressembler. Ce bien avant la première apparition de Gaby à partir d’On n’est pas d’ici (Cent pages, 2000). Que ce soit Lièvremont et Coeurderoy dans Le Neuf se fait attendre (id., 1995), ou bien encore Antoine Pluvinel dans La Petite Vitesse (id., 1993). L’intérêt de Gabriel Lavoipierre comme double dans la continuité répond au fait d’assumer complètement tout ce qui relève du lavatus prodeo, du « je m’avance caché ». Mais je crois que Gaby restera jusqu’à la fin, la mienne. On ne sait rien sur autrui, enfin jamais de façon définitive, catégorique. Pour ma part, j’ai passé ma vie à me planquer, y compris de ma mère, tout en étant le plus transparent des jeunes garçons (rires). Et puis, entendons-nous bien, mes livres ne sont pas autobiographiques. Je récuse l’autobiographie au sens où on l’entend aujourd’hui. L’autofiction m’ennuie prodigieusement. Je refuse l’idée selon laquelle il y aurait d’un côté le vrai biographique - ce que le type raconte sur lui-même, son père, sa mère, ses ex-femmes - et, de l’autre, le faux littéraire....

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