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Événement & Grand Fonds Que parle la poudre

octobre 2009 | Le Matricule des Anges n°107 | par Jean Laurenti

Dans un ouvrage aux ambitions encyclopédiques, William T. Vollmann aborde les différentes formes de violence observables au cours de l’Histoire et en classe les justifications selon des catégories éthiques. Il donne ensuite la parole aux agresseurs et aux victimes.

Le Livre des violences

On pourrait, par une série d’hyperboles et de métaphores gargantuesques, tenter de rendre compte de l’immensité du travail de réflexion, de recherche et d’enquêtes en divers lieux agités de la planète qu’a abattu William Vollmann pour écrire ce Livre des violences. On avait déjà été saisi par l’aplomb et le sens du défi avec lesquels il s’était engagé dans une étude sur la pauvreté dans le monde (voir Lmda N°97). Elle avait abouti à un essai, intitulé Pourquoi êtes-vous pauvres ?, édité par Actes Sud, comme Central Europe, le roman qui lui a valu le National Book Award en 2005. Avec Le Livre des violences, la démesure change d’échelle, si l’on peut s’exprimer ainsi. Surtout quand on sait que cet ouvrage, qui flirte avec le millier de pages, résulte de la compression d’un ensemble de sept volumes publiés aux États-Unis sous le titre Rising up and rising down, publié au terme d’investigations conduites sur plus de vingt ans. En un propos liminaire un rien railleur, Vollmann constate : « je ne peux prétendre (…) qu’une réduction en un seul volume représente une amélioration par rapport à la version complète. Pour autant elle n’est pas nécessairement pire. Et pour commencer, la possibilité existe désormais que quelqu’un puisse la lire. »
Certes. Mais l’ampleur du projet, même dans cette dimension « réduite », produira un certain vertige et, lors de certains développements, des moments de saturation chez le lecteur, tout au moins en ce qui concerne la première partie, de loin la plus conséquente : celle consacrée aux « Catégories et justifications » de la violence. La seconde, quant à elle, est constituée de rencontres avec des personnes victimes ou responsables (souvent les deux à la fois) d’actions violentes. On y retrouve davantage la démarche qui fut la sienne pour enquêter sur la pauvreté dans le monde.
William Vollmann n’exclut aucune des formes ou des variantes de la violence (interpersonnelle, suicidaire, collective, révolutionnaire, répressive, terroriste, conquérante, etc.), aucune époque de l’Histoire, aucune culture. Il s’évertue au contraire à les croiser, à les éclairer par des confrontations entre elles, à travers le temps et l’espace, pour en tirer des catégories qu’il affine sans cesse au cours de son propos. Celui-ci part d’un postulat : il n’existe pas de société sans violence, parce qu’aucune société humaine n’est homogène (à l’inverse de celle des fourmis dont le principe de la division du travail est unanimement accepté). « Si la violence est une sorte de poussière qui gît dans la maison de l’âme, il semble n’y avoir aucun moyen de la jeter dehors. Nous pouvons simplement la balayer dans un coin ou un autre. » Ne pouvant être éradiquée, elle peut en revanche être mieux comprise si on s’attache en particulier à ce moment crucial qu’est la décision du passage à l’acte. S’il n’est pas concevable d’éliminer le meurtre ni d’empêcher que se perpétuent des manifestations brutales d’asservissement, de domination,...

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