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Théâtre Chelsea Hotel

novembre 2009 | Le Matricule des Anges n°108 | par Laurence Cazaux

Chelsea Hotel raconte l’histoire de l’enlèvement d’un journaliste de guerre, Sol, et son exécution par les preneurs d’otage. Mais l’auteur prévient : « Davantage que la guerre, je voudrais parler de la guerre d’un homme avec lui-même, main droite contre main gauche, sa guerre intérieure avec sa part de fantasmes, de peurs d’enfance et de rêves ; confrontée à l’autre guerre, celle que l’on dit réelle comme une rafale de kalachnikov. »
Cinq parties assez brèves structurent le récit. Avant le départ du journaliste, l’arrivée puis l’enlèvement, la peur, les événements dans le même temps en France puis la mise à mort de Sol. Nous sommes dans un espace-temps éclaté où présent et futur peuvent se mêler dans une même séquence. Jean-Pierre Cannet raconte cette fable comme s’il s’agissait de visions successives d’un rêve éveillé ou d’un cauchemar. Parfois il frôle la trop grande évidence, comme cette histoire d’amour qui se termine et coïncide avec le désir de partir enquêter dans un pays en guerre.
Le plus touchant, c’est le fantastique imaginé par l’écrivain à partir de cette situation on ne peut plus réelle. Jean-Pierre Cannet invente une jeune fille plongée dans un aquarium avec des anguilles tout autour, une brûlée vive par la guerre, que rencontre Sol, ou encore la mère morte du journaliste, le portant à nouveau dans son ventre, et qui l’accueille à son arrivée à l’hôtel. Le rituel de mise à mort est pensé comme une corrida humaine. La peur de mourir est jouée de façon quasi cinématographique. Jean-Pierre Cannet choisit de raconter ce grand passage par la poésie et le fantastique. Le Chelsea Hotel devient alors le lieu du destin, où un autre choix demeurait encore possible, celui de repartir et « rembobiner » le film de la vie.

CHELSEA HOTEL
dE JEAN-PIERRE CANNET
Éditions Théâtrales, 54 pages, 11,50

Chelsea Hotel Par Laurence Cazaux
Le Matricule des Anges n°108 , novembre 2009.
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