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Poésie La vie

mai 2010 | Le Matricule des Anges n°113 | par Chloé Brendlé

Nous sommes plus qu’il n’y paraît. Ce n’est qu’un murmure. Bientôt une rumeur. Bientôt l’élan, l’éclat. On ne pourra pas nous arrêter. On ne pourra rien contre nous car nous sommes là depuis des millénaires à patienter, à creuser des sillons et briser des frontières. « On peut lire le très court texte de Fabrice Caravaca en chuchotant, comme une prière, ou le clamer à pleine voix, comme un manifeste ou une déclaration de guerre. Dans tous les cas, il s’agit d’un hymne à l’obstination de la vie, qui se déploie, par vagues de prose, et dessine peu à peu les contours d’une résistance humaine face à l’amenuisement des possibles et à la contagion de la tristesse. » Nous commençons. Nous recommençons. Nous ne nous arrêtons plus. Nous sommes déjà ivres de beauté. Nous avançons. Nous n’avons plus le choix. (…) Nous en voulons encore. Nous en voulons toujours « , scande le narrateur. Ou comment apprendre à marcher, à reprendre sa respiration. À se hâter lentement. En contrepoint, on devine que ce groupe d’êtres dont il est question, poètes ou simplement hommes, » parti de l’accolade « , se définit comme une communauté de Résistants, qui appliqueraient l’idéal d’une des étoiles filantes du ciel poétique, Lautréamont : » La poésie doit être faite par tous, non par un. « La force de ce texte réside en effet dans la puissance d’affirmation du nous et de la geste commune, dans l’urgence des phrases. Dans l’acte de lecture il ne s’agit également que de souffle et de soif, de suivre le cours d’une parole vraie, exaltante, en partage et en expansion : » Il n’est plus d’endroit où nous ne sommes pas chez nous. S’avancer et poursuivre sans crainte. « On aimerait poursuivre la route nous aussi et en lire davantage, mais dans une veine renouvelée, où l’énergie du texte ne se résorberait pas dans l’incantation, à la longue rhétorique et frustrante, du » Nous sommes vivants ".

LA VIE
de FABRICE CARAVACA
Les Fondeurs de briques, 61 pages, 12

La vie Par Chloé Brendlé
Le Matricule des Anges n°113 , mai 2010.
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