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Dossier Nicolas Bouvier
La vie voyageante

novembre 2010 | Le Matricule des Anges n°118

Helvète aux semelles de vent, chef de file de toute une génération d’écrivains-voyageurs, Nicolas Bouvier (1929-1998) a bourlingué de la Laponie à la Chine en passant par les Balkans, le Pakistan, l’Inde, le Japon. Un mode d’existence qui lui coûtera la moitié de ses jambes et toutes ses dents mais nous vaut une magnifique littérature en mouvement.

Rien de plus romanesque que le voyage, tant il est synonyme d’aventure et d’ailleurs, d’Autre et d’inconnu, de quête et d’initiation. De la contemplation rêveuse des atlas « à plat ventre sur le tapis » à l’invite à l’évasion que sont les vieilles cartes géographiques – « ces grandes images dépliantes de la nature avec des taches, des niveaux, des moirures, où l’on imagine des cheminements, des arbres, des femmes aux nez épatés, en fichu de couleur, séchant du poisson dans un village de planches au milieu des joncs (un peu puceaux, ces désirs de terre vierge ; pas romantiques pourtant, mais relevant plutôt d’un instinct ancien qui pousse à mettre son sort en balance pour accéder à une intensité qui l’élève) » – quelque chose en vous grandit et détache les amarres, « jusqu’au jour où, pas trop sûr de soi, on s’en va pour de bon ».
Bouvier fut très tôt de « ceux-là seuls qui partent/Pour partir » (Baudelaire). Né en 1929, près de Genève « où l’herbe est la plus verte du monde », dans une famille de bibliothécaires et de musiciens où l’on recevait à table Thomas Mann, Hermann Hesse ou Marguerite Yourcenar, Nicolas Bouvier fut élevé dans un milieu protestant à la morale pudibonde et culpabilisante, ennemie du corps et des manifestations de l’émotion. Avec un père directeur de la Bibliothèque universitaire de Genève, parlant quatre langues que la mère parlait avec la même aisance, le petit Nicolas hérita vite du goût de lire et d’apprendre. Il lit Curwood, Fenimore Cooper, Jack London. « A sept ans, je dessinais de l’ongle sur le beurre de ma tartine, le cours de la Volga, je savais fendre au couteau les naseaux d’un cheval pour qu’il galope encore dans l’air raréfié par le blizzard, et claquais de la langue pour stimuler les onze chiens de mon traineau. » Puis viendront Jules Verne, Stevenson, Rimbaud, Melville, et les éblouissements : Hölderlin, Michaux, Bashô. À 16 ans, il part pour Florence, puis parallèlement à ses études de Lettres et de Droit, il se rendra en Finlande, et en Laponie, dans le Sahara algérien, en Espagne, pour le compte de différents quotidiens. Victime d’un accident au cours d’un exercice de marche militaire, il devra subir plusieurs opérations. Alors pour lui permettre de se rendre à l’Université, ses parents lui offrent une minuscule Fiat 500, la Topolino, conçue sous Mussolini, et dont il apprendra à démonter et remonter les 6000 pièces avant de mettre le cap à l’Est, en juillet 1953, à 24 ans.
Il part rejoindre à Belgrade son ami Thierry Vernet, le peintre, le jumeau psychologique, l’alter ego. Il part pour fuir les alibis ou les malédictions natales, pour échapper à un avenir tout fait – « études – diplôme – assistanat – doctorat – professorat – honoris causa – retraite – cercueil ». Il part pour savoir ce qu’il cherche, pour inventer sa vie, pour éprouver le monde. Départ dans l’allégresse avec pour viatique cette phrase d’Ella Maillart : « Partout où des hommes vivent, un voyageur peut...

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