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Dossier Nicolas Bouvier
Le pèlerin dérouté

novembre 2010 | Le Matricule des Anges n°118

L’œuvre de Bouvier est désormais un massif imposant que L’Usage du monde, Le Poisson-Scorpion ou Journal d’Aran et d’autres lieux dominent. Mais des excursionnistes curieux peuvent s’y frayer des voies d’accès multiples. Anne Marie Jaton nous guide sur ces sentiers.

Ce qui nous incite à aller au-delà de nous-même, ce qui nous conduit à découvrir, à nous engager, à combattre, à ne pas nous satisfaire de ce qui est, ne serait-ce pas la menace de ce jugement du tribunal intérieur : « Pesé, jugé léger » ? C’est le titre d’un des poèmes de Bouvier, rassemblés dans son unique recueil Le Dehors et le dedans, autoportrait en forme de diptyque. Le dedans, c’est la solitude et le vide, la « douane » du silence qu’il faut franchir, chaque fois, avec courage – le dehors, c’est « le vent des routes », les « voisins » que sont les autres hommes, rencontrés « dans la vapeur blanche du soleil » ou un « autobus rose/qui passe un col à l’ombre des bambous ». Bouvier tente peut-être d’échapper à la malédiction lancée par Sénèque (les versions latines ont précédé pour lui la découverte de Hafiz ou des chroniqueurs japonais ! ) : le Tecum fugis toujours menace, où que tu ailles tu t’emportes avec toi, tu ne peux échapper à toi-même. La solution : s’inventer une forme d’attention extrême à la réalité, se défaire de toute assurance pour laisser entrer en soi, par tous les sens, par la surprise et aussi bien par l’épuisement, ce qui vient à la rencontre – puis, par un travail « de forçat », celui de l’écriture, tenter de trouver, dans les mots aussi, cette « disparition », cette « légèreté », cette « dilution » – une forme de grâce à laquelle l’humour apporte son concours. Anne Marie Jaton, professeur de littérature française à l’Université de Pise, spécialiste de Cendrars et de Queneau, a su dans son Nicolas Bouvier : paroles du monde, du secret et de l’ombre (Presses polytechniques et universitaires romandes, 2003) décrire cette sorte d’ascèse. Découvrons avec elle comment Bouvier s’est fait « le greffier très attentif et émerveillé du monde ».

Qu’est-ce qui, au départ, lance Bouvier sur les routes : le désir de découvrir le monde ou celui de le décrire ?
Les deux : il a envie d’écrire et donc de décrire, mas uniquement ce qu’il voit, ce qui existe hors de lui, ce qui « désoriente » au sens propre, et fait sortir l’être de soi et de son (trop petit) monde…

A-t-il en tête d’écrire quelque chose qui s’apparenterait à un récit de voyage ? A-t-il déjà des modèles qu’il voudrait suivre sur ce chemin ? Cendrars par exemple ?
Oui, Cendrars certes, mais aussi et surtout Ella Maillart, parce qu’il a compris que les voyages de Cendrars sont plus littéraires qu’aventureux. La Prose du Transsibérien est en plus un poème…

Qu’est-ce qu’il découvre grâce à Ella Maillart ? Il la rencontre avant son départ en 1953…
Oui, il va la rencontrer dans son chalet au milieu des Alpes et ils resteront amis jusqu’à la mort d’Ella Maillart. Il trouve en elle justement le goût de l’aventure, le courage, le contact avec le réel, l’Orient – et elle lui donne en effet non pas des mais un conseil qui est tout simplement… de partir, de se lancer sur les routes. Elle n’est toutefois pas pour lui un modèle...

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