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Dossier Bernard Wallet
Fils de Beyrouth

février 2016 | Le Matricule des Anges n°170 | par Thierry Guichard

Fugueur à 13 comme à 70 ans, Bernard Wallet n’a eu de cesse d’arpenter le monde et les livres. Pour le plaisir de partir ou pour calmer un cœur violent ?

On était déjà venu par ici, aux confins du Languedoc et de la Provence, par des routes escarpées qui font penser à la Corse. On avait traversé le petit village, guettant le lavoir, point de repère à partir duquel la maison qu’on cherche ne se cache plus. On était venu ici pour interviewer l’auteur de BW, Lydie Salvayre, avant qu’elle n’obtienne, en 2014, le prix Goncourt. Cette fois, dans ce mois de janvier qui se prend pour mai, c’est B. W. que l’on vient voir. Son compagnon, l’un de ses éditeurs et le héros du livre éponyme. Bernard Wallet est une personnalité du monde des Lettres. Ou était. C’est ce que raconte BW  : comment une cécité brutale l’a conduit à quitter l’édition, lui qui fonda Verticales. Comment quitter (ou partir) fait un leitmotiv dans la vie de ce grand gaillard né dans le Pas-de-Calais en 1946, élevé en Auvergne et poussé sans cesse à explorer d’autres cieux. C’est d’ailleurs ainsi que débute BW  : « Je pars. Toujours il dit Je pars, je me tire. » Et quand il ne prend ni le scooter, ni la voiture, ni l’avion, c’est par la parole qu’il part : on l’interroge sur son enfance et aussitôt il raconte sa traversée, l’an dernier, des États-Unis, récit qui le fait bifurquer vers la Scandinavie, ou revenir à Paris dans les années 60. L’homme ne franchit pas que les frontières, il possède sa propre machine à voyager dans le temps, et on le perd un peu, parfois.
La réédition de Paysage avec palmiers, livre fort dont les lecteurs savaient se reconnaître, vient donc rappeler que l’éditeur est aussi un écrivain, l’auteur d’un seul livre publié, peut-être, mais de combien qui auraient pu l’être, s’il les avait écrits…
L’homme nous reçoit dans la cuisine, un ordinateur Apple posé sur la blancheur de la table. Il prend des nouvelles et il ne faut pas attendre longtemps pour qu’il raconte une anecdote. Les anecdotes chez Bernard Wallet sont comme de petites fugues dont il parsème ses propos. L’anecdote pour éviter le sérieux, l’anecdote pour illustrer un discours qui du coup devient inutile. Il y a aussi quelque chose des Mille et une Nuits dans l’enchaînement des histoires qu’il sert à son interlocuteur sans lui laisser le temps de poser une question. On entend ça aussi quand on lit BW. La vie de Bernard Wallet, on ne l’écrira pas mieux que ne le fit Lydie Salvayre, en 2008, quand celui-ci perd la vue, se fait opérer pour la recouvrer et doit rester des jours entiers allongé. Il raconte, elle note, elle en fera un livre qui sera aussi un adieu à l’édition. Mais tentons de nous y retrouver un peu. Le petit Bernard (qui deviendra grand) naît donc le 20 septembre 1946 au Portel, dans le Pas-de-Calais. « Une ville qui avait été entièrement bombardée, il y a eu 800 morts en une nuit et j’ai toujours pensé que ce rapport que j’avais à la guerre et à la violence venait de là. Mon père a subi un bombardement durant trois jours et trois nuits. »
Si, du côté du père, on est originaire du Nord, c’est de Haute-Loire que vient la...

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