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Dossier Bernard Wallet
L’électron libre

février 2016 | Le Matricule des Anges n°170 | par Thierry Guichard

Voyageur, écrivain et éditeur, Bernard Wallet n’a eu de cesse de vouloir gommer les frontières. Entre les pys, entre les genres littéraires, entre soi et les autres. Au point que sa vie est peut-être au final l’œuvre même.

Les écueils se présentent en grand nombre devant celui ou celle qui tente d’interviewer Bernard Wallet. À l’oral, c’est la digression pratiquée comme un art de l’évitement. À l’écrit, c’est le refus de se prendre trop au sérieux, la recherche permanente de la citation qui décale le discours quand elle ne vise pas à l’achever. L’homme n’est jamais vraiment là où on l’attend, toujours en mouvement, comme si le papillon savait que celui qui le regarde cache, dans son dos, l’aiguille avec laquelle il compte l’épingler. Homme de lettres, le globe-trotter sait combien les mots peuvent enfermer quand il voudrait qu’ils ne servent qu’à libérer. Tentative de lui faire faire le tour d’une vie, en vingt étapes.

Bernard Wallet, comment est né le désir (ou la nécessité) d’écrire Paysage avec palmiers ?
Je n’avais absolument pas l’intention d’écrire sur la guerre du Liban, à aucun moment même je n’avais prémédité d’écrire, je n’avais d’ailleurs pris aucune note, aucune photo, je ne comptais nullement me vautrer dans l’obscénité de rentabiliser mon expérience.
Mais il s’est passé ceci : c’est que je me suis rendu compte que le temps n’atténuait pas du tout l’âpre violence des souvenirs, n’effaçait pas du tout les souvenirs de la guerre. Et presque chaque nuit pendant des années je me suis réveillé sur des cauchemars guerriers. Alors un jour j’ai pensé qu’écrire la violence de la guerre allait l’exorciser. Mais pas du tout. Il m’arrive encore d’être assailli par une image. Ou le bruit des pales d’un hélicoptère qui immédiatement me transporte là-bas. Je me demande même si le fait d’écrire la guerre n’a pas aggravé sa trace en moi. Et puis j’ai commencé l’écriture de ce texte au moment où débutait la guerre à Sarajevo et surtout parce que j’y entendais les mêmes mots adaptés à ce type de conflit dans une ville ; un urbicide de plus, une ville détruite comme tant d’autres qui m’a fait prendre conscience que Paris ou Florence ou Venise n’était nullement à l’abri de l’anéantissement…
Donc pour répondre précisément à votre question : ce n’est pas par désir mais par une vraie nécessité. D’ailleurs c’est pourquoi je n’ai rien écrit d’autre depuis la parution de ce livre : je n’en voyais vraiment pas la nécessité !

Comment le livre s’est-il construit ? Aviez-vous pris des notes sur le vif ?
Il y avait eu cette réflexion des artistes comme Picasso et d’autres de rendre compte du chaos par le chaos, par l’éclatement des structures narratives.
Il m’était impensable de rendre compte de la guerre par une narration filée, continue, fluide.
Je notais les souvenirs tels qu’ils m’arrivaient, dans le désordre. Par fragments comme les bombes à fragmentation qui s’abattaient sur Beyrouth. Étant plutôt hypermnésique que l’inverse, l’abondance de moments, d’images ne me faisait pas défaut, et puis j’écoutais, en boucle, Blood and Guts de Mal Waldron. Ce n’est qu’au bout de quelques jours que je me suis rendu compte de...

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