La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Domaine français Amour maternel

juin 2016 | Le Matricule des Anges n°174 | par Thierry Guinhut

Une chaîne lie les gens que j’ai rencontrés accidentellement. » Ainsi pourrait-on résumer le propos de ce bref roman infiniment sensible. Cette chaîne est aussi sentimentale qu’intellectuelle. En effet, il s’agit d’une belle histoire de transmissions. Madame Mitsuko sait l’art de rechercher et vendre en sa librairie d’occasion des livres de philosophie, quoiqu’elle sache également celui d’entraîneuse de luxe pour arrondir les fins de mois et contribuer à l’éducation de son fils sourd et muet nommé Tarô.
Mais est-ce bien son fils ? Une femme, qui vient pour son mari diplomate acheter des livres rares, croit reconnaître le bébé qu’elle abandonna dans le casier d’une gare. Nous saurons bientôt quels enchaînements et coïncidences lient nos personnages, qu’ils soient demi-frère et demi-sœur et plus encore amis, qu’ils soient un vieux chat nommé Socrate couché mort dans une boîte, providentiellement remplacé par un chiot…
Hôkuzi se révèle être le nom secret de la librairie. Car il signifie non seulement « prière  », mais « l’amour en cage », ce fruit « d’un orange brillant » posé dans la boîte où dormait le bébé, alors que « les prostitués utilisaient ces fruits pour provoquer l’avortement  ». Ainsi le passé de deux femmes se croise, stylisé par une écriture pleine de finesse et de tendresse. Les méandres de la mémoire et de l’amour maternel permettent d’imaginer une morale, qui n’emprunte en rien la lourdeur du roman à thèse : la mère biologique est évidemment dépassée par celle de l’amour.
Soudain, nous voilà pris d’aimante curiosité pour cette romancière née au Japon qui vit à Montréal : heureusement elle a déjà réuni ses précédents récits en deux pentalogies, Au cœur du Yamato et Le Poids des secrets, dont le titre résonne si bien en écho avec cet irrésistible amour en cage.
Thierry Guinhut

Hôzuki D’Aki Shimazaki
Actes Sud, 144 pages, 14,50

Amour maternel Par Thierry Guinhut
Le Matricule des Anges n°174 , juin 2016.
LMDA papier n°174
6.50 €
LMDA PDF n°174
4.00 €