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Dossier Stéphane Bouquet
De moi à toi

novembre 2016 | Le Matricule des Anges n°178 | par Thierry Guichard

D’une enfance âpre et d’une adolescence taraudée par le désir homosexuel, Stéphane Bouquet s’est construit une manière d’être au monde où il (se) donne beaucoup à l’autre. Il fait paraître Vie commune.

Homme de théâtre et de cinéma, danseur, traducteur et poète : Stéphane Bouquet ne donne pas l’image du touche-à-tout qu’il est pourtant. Voix douce, regard clair, l’homme semble porter dans l’air qui l’entoure toute une vie intérieure sereine et droite. Mais à le lire, à lire surtout ses poèmes du corps et du désir, on saisit une force sauvage et impérieuse, une fureur d’être en vie et de s’aboucher à toutes les existences. On avait assisté, lors du festival Écrivains en bord de mer 2013 à la projection du très beau film de Sébastien Lifschitz, La Traversée (2001) dans lequel notre hôte tenait le rôle principal : celui d’un jeune poète à la recherche sur le continent américain d’un père biologique dont il ignora longtemps l’existence. Un rôle qui n’en était pas un : l’homme ne joue pas devant la caméra, il est là, dans des paysages qui ont abandonné toute prétention hollywoodienne, il vit sa quête avec toute l’incertitude qu’on saisit. Documentaire tourné au fil de la route, de l’errance et au plus près d’une intimité limpide et troublante, le film dit aussi quelque chose du poète.
L’homme n’a pas peur de s’exposer, on le sait quand on a lu son premier livre Dans l’année de cet âge (Champ Vallon, 2001). L’année qui suit la parution du livre de poèmes et celle du film, il danse pour la chorégraphe Mathilde Monnier dans Déroutes et remettra le couvert avec elle dans la pièce Frère&sœur créée en 2005 au festival d’Avignon et dont il signe le scénario. Des scénarii, il en a écrit une dizaine jusqu’à ce jour – sept avec le seul Sébastien Lifschitz dont Plein sud (2009) qui offre à Léa Seydoux un rôle à la spontanéité animale.
À 48 ans, Stéphane Bouquet compte déjà une dizaine de films dont il a écrit ou coécrit les scénarii, sept livres, des articles critiques parus dans Libération et Le Monde. Il a collaboré aux Cahiers du cinéma pour les éditions desquels il publie des études sur Gus van Sant, Eisenstein ou Pasolini. Sans oublier l’émission Studio danse qu’il a animée avec Laurent Goumarre sur France Culture ni ses traductions de poètes américains parmi lesquels Robert Creeley. Excusez du peu. Rien ne le prédestinait pourtant à un tel déploiement d’activités.
Le garçon naît en 1968 à Paris. Sa mère est infirmière, son père est opticien. Ils divorceront quand il a 7 ou 8 ans. Quatre ans plus tard, il apprendra que ce père-là n’était pas son père biologique. On y reviendra.
La grande figure de la famille, c’est celle du grand-père, ancien officier de marine dont « la légende familiale voulait qu’il soit arrivé à Londres le 18 juin 1940. Il était parti avant même l’appel du Général de Gaulle et a été le deuxième ou troisième à s’inscrire à La France libre. » Il paraît qu’il fut avant cela garde du corps de Charles Maurras. Étonnant parcours. Stéphane Bouquet préfère nettement l’évoquer que parler du reste de la famille : « il était orphelin, avait perdu très jeune les siens emportés par la grippe espagnole. Il aimait...

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