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Dossier Stéphane Bouquet
Une généalogie à s’inventer

novembre 2016 | Le Matricule des Anges n°178 | par Thierry Guichard

Nourrie à toute l’histoire de la poésie, l’écriture de Stéphane Bouquet saisit l’extrême contemporain dans le filet d’un art ancestral. Pour garder une trace à jamais vive.

Qu’il écrive en prose ou en vers, pour le théâtre ou pour la page blanche, c’est toujours vers un jaillissement épiphanique que sa phrase conduit. Le poème rend l’expérience de vivre, dans une porosité parfois jouissive, parfois inquiète, souvent douce avec le présent intime ou collectif. Une manière d’habiter la vie.

Stéphane Bouquet, vos activités artistiques sont assez variées : danse, cinéma, littérature sans oublier la pratique journalistique que vous avez exercée à la radio ou dans la presse écrite. Dans cette multitude d’activités quelle part accordez-vous à l’écriture, à la poésie et à la littérature ?
La place centrale. J’ai exploré plusieurs champs artistiques, ou d’ailleurs pas seulement artistiques, mais c’était toujours avec l’écriture en tête. J’ai eu envie d’écrire aux Cahiers du cinéma parce que j’aimais le cinéma, bien sûr, mais aussi parce que les critiques de film dans la revue étaient longues, et que c’était l’occasion pour moi de m’exercer à écrire, à la fois à écrire et à réfléchir sur ce que j’attendais des films, des livres, à méditer sur ce que pourrait être une bonne forme pour moi. Je suis d’ailleurs devenu assez vite là-bas le spécialiste des films « littéraires », c’est-à-dire des films des Straub ou d’Oliveira ou de Jean-Daniel Pollet, des films qui faisaient du texte la matière même de l’image. Quand Mathilde Monnier m’a proposé de « danser » dans Déroutes, c’était parce que la pièce s’appuyait sur le Lenz de Büchner, l’histoire d’un poète qui part marcher dans la montagne. Ce qu’elle me proposait c’était d’inventer une sorte de traduction scénique du geste d’écrire. J’aime bien multiplier les expériences, parce que je trouve assez bêtement que la vie est faite pour ça, mais je le fais autour d’un axe central qui est l’écriture, parce que c’est sans doute ce que je préfère.

Comment est né le projet ou le désir d’écrire Vie commune ?
En cours de route, si j’ose dire. Je commence rarement à écrire un livre en sachant tout à fait ce que je vais faire. En général, il y a une question qui me trotte dans la tête et j’essaie de trouver les façons d’y répondre ou, au moins, d’explorer ce que cette question implique. Je me souviens que Le Mot frère tournait autour de la question suivante : le langage permet-il vraiment de faire lien avec les autres ? En écrivant les textes qui allaient donner Vie commune, je me demandais : en quoi cela consiste-t-il vraiment de vivre ensemble ? Tous les textes que j’écrivais se coltinaient plus ou moins directement avec cette question – mais c’est au fil du chemin que je me suis dit : ah mais vivre ensemble en littérature, cela pourrait consister à faire coexister des genres différents. Pourquoi séparer le poème du théâtre, le théâtre du récit ? Pourquoi ne pas imaginer de créer une communauté littéraire où voisinent des différences ?

Vie commune a-t-il été écrit contre les thèses xénophobes, sécuritaires, identitaires ?
Non. La...

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