La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Entretiens Canivaux et autres urbanités

mai 2017 | Le Matricule des Anges n°183 | par Éric Dussert

Libraire de son état, Joël Cornuault a une nature de chroniqueur. Sur les traces de son passé, visite d’un territoire urbain.

Le Sentiment des rues

Libraire de profession, à Vichy, Joël Cornuault n’est pas le sédentaire qu’on imagine. Le métier a changé depuis Anatole France et les manières d’être écrivain aussi. Cornuault, lui, a opté pour la polymorphie tout en douceur : à une nature d’observateur et de poète, il a donné l’occasion de se développer en construisant une œuvre dont les facettes se rejoignent harmonieusement à travers ses propres mots et de nombreuses traductions de grands Américains négligés par le commerce éditorial (K. Rexroth, J. Burroughs, A. J. Downing). À l’occasion, c’est sous la forme de l’essai qu’il étudie ses auteurs de prédilection que sont les magistraux Henry David Thoreau et Élisée Reclus. On devine quels sont ses sujets de prédilection…
Diffusant à l’usage de ses proches des Notes de Phénix où il place des « choses ardentes dites paisiblement » – celles que l’on retrouve dans le recueil présent par exemple –, c’est tout la biosphère qu’il examine avec une grande subtilité du point de vue de la nature, des jardins, de l’amour ou des sons. Comme il y a des voyages sentimentaux, Joël Cornuault établit son écologie sentimentale du monde à travers des promenades parisiennes qui n’ont rien de commun avec le sempiternel éloge de la Ville-Lumière et de ses passages couverts. Moins porté à la grande Histoire que Claude Eveno (Lmda N°181), Joël Cornuault est un être dans un lieu qui sent, ressent, se souvient et rêve.

De tempérament flâneur, vous livrez irrégulièrement des chroniques que l’on peut dire sentimentales, lorsqu’elles ne sont pas littéraires. À quel besoin répondent-elles ?
Un besoin d’extériorisation, qui n’est pas tellement différent, somme toute, de celui d’un petit enfant. Il vient de voir son premier hérisson dans l’herbe ou un splendide papillon. Il dit à sa mère ou à son frère : « Viens voir, viens voir ! » Il veut à tout prix partager sa découverte et redoubler par là son émotion. Celle-ci est liée pour moi à l’expérience de tout ce qui constitue le monde extérieur. De la nature, mais aussi de la société. J’y inclus la littérature. Des œuvres dont on ne parle jamais, qui n’ont jamais été traduites. J’ai consacré il y a quelque temps une des chroniques dont vous parlez à John Thelwall, un sans-culotte anglais dont personne n’avait traduit une ligne en français. Un pré-romantique inconnu des bataillons universitaires.

Votre recueil présent évoque la Capitale de vos années de jeunesse. L’attrait de la ville est-il toujours aussi fort ?
Il existe peu de littérature et de représentations en général du quartier de La Chapelle où j’ai passé mon enfance et mon adolescence. Malgré Dabit, Eluard, voire Delteil, qui l’ont habité. Ce quartier n’a pas eu son Calet ni son Yonnet. Je n’aurais pas écrit Le Sentiment des rues sinon. Par ailleurs, une certaine « naturomanie » a envahi le débat public. Thoreau est l’un de ses otages les plus récents, comme j’ai voulu le dire dans Thoreau, dandy crotté. J’apprécie les...

Cet article est réservé aux abonnés.
Auteurs, critiques, interviews, dossiers thématiques: découvrez tous les contenus du Matricule des Anges.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

LMDA papier n°183
6.50 €
LMDA PDF n°183
4.00 €