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Poésie Les Grands Poèmes

novembre 2018 | Le Matricule des Anges n°198 | par Thierry Guinhut

Les Grands Poèmes

Si l’on croyait tout savoir de l’œuvre de Marina Tsvetaeva grâce aux deux volumes de poésies lyriques précédemment traduits par Véronique Lossky, nous voilà détrompés. La même traductrice achève en effet un travail colossal avec les pièces les plus ambitieuses de la poète russe : ce sont Les Grands Poèmes. Nombre d’entre eux, ici bilingues, sont inédits en français. En un généreux millier de pages, ce sont vingt et un vastes fleuves épiques ou sentimentaux.
Il existe parmi l’histoire de la littérature russe une grande tradition des longs poèmes narratifs et lyriques : pensons à Poltava ou Eugène Onéguine de Pouchkine, au début du XIXe siècle. Marina Tsvetaeva (1892-1941) s’inscrit dans cette tradition. Elle compose ainsi des contes folkloriques, comme « Le Cheval rouge », qu’il n’est pas interdit de considérer comme un roman en vers et qui s’achève en beauté : « Jusqu’à ce que m’emporte : dans l’azur/Sur son cheval rouge/Mon génie ». Ou des œuvres-paysages consacrées à la mer, comme « La Princesse-Amazone » et « Envoyé de la mer » : « - Ecriture rapide du rêve ! -/Te voilà de la mer -/En guise de lettre ! » Mais peut-être le lecteur s’attachera-t-il plus encore aux élans amoureux éclos dans Le Poème de la montagne et Le Poème de la fin, inspirés par une profonde passion éprouvée à Prague par Marina : « La montagne se lamentait sur la tendresse/Amoureuse de nos matins secrets ».
Reste une énigme, en quelque sorte symbolique : que sont devenus les vers du Poème sur la famille du Tsar, dont il ne reste que quelques fragments, égarés lors du retour en Union soviétique de la poète ?
Outre la beauté intrinsèque de la poésie de Tsvetaeva, il faut saluer la persévérance et le talent de la traductrice, Véronique Lossky, qui vient de nous quitter…
Thierry Guinhut

Les Grands Poèmes, de Marina Tsvetaeva
Traduit du russe par Véronique Lossky, Éditions des Syrtes, 1120 pages, 29

Le Matricule des Anges n°198 , novembre 2018.
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