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Domaine étranger La Société des rêveurs involontaires

mars 2019 | Le Matricule des Anges n°201 | par Catherine Simon

La Société des rêveurs involontaires

On retrouve, dans ce roman d’Agualusa, écrivain prolifique, né en 1960 à Huambo (Angola, alors colonie portugaise), la même veine poétique, le même goût pour le fantastique que dans ses récits précédents. L’auteur de Théorie générale de l’oubli met en scène, cette fois-ci, un étrange tandem : le journaliste Daniel Benchimol, « spécialisé dans les disparitions », retrouve un ancien camarade d’école, l’ex-guérillero Hossi Kaley, qui a pris l’habitude, involontaire, de se promener dans les rêves des autres vêtu d’une veste violette. Motif principal du roman, les rêves sont à la fois un prétexte et une aubaine : la séduisante Moira, artiste mozambicaine dont s’amourache Benchimol, fait de ses propres rêves des œuvres d’art ; tandis qu’Hélio, un neuroscientifique brésilien, les traduit sous forme de films. Et que notre antihéros, moins journaliste que rêveur patenté, papillonne d’un personnage extravagant à l’autre et mène l’enquête de Luanda à La Havane.
Les longues années de guerre qui ont marqué l’indépendance de l’Angola, contre les Portugais d’abord, puis celles qui ont opposé les Angolais entre eux, cette « terrible enfance de la patrie », forment la trame de fond de La Société des rêveurs involontaires. On y croise de vieux militants racornis, des mercenaires à la petite semaine, des intellos brillants et lâches, mais également les jeunes générations qui, aujourd’hui, en Angola, se battent contre la dictature du parti-État corrompu. Cela fait beaucoup de monde ! Un peu trop ? Agualusa et son double Benchimol s’en sortent bien. La Société… se lit comme un thriller loufoque : d’un trait, en souriant.

Catherine Simon

La Société des rêveurs involontaires, de José Eduardo Agualusa
Traduit du portugais (Angola) par Danielle Schramm
Métailié, 280 pages, 18

Le Matricule des Anges n°201 , mars 2019.
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