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Poésie Le Cœur élémentaire, de Véronique Gentil

juillet 2019 | Le Matricule des Anges n°205 | par Dominique Aussenac

Le Cœur élémentaire

Depuis 2007, Véronique Gentil distille des liqueurs douces-amères, âpres et plus ou moins sereines. Absinthes, génépi, armoises, ombellifères… Originaire de Savoie, elle vit dans la Vienne où les paysages, les vallées, les forêts s’impriment à la fois dans ses tableaux et ses poèmes. Si la rencontre d’Henri Michaux l’a orientée vers la peinture, elle écrit depuis l’enfance et a attendu la parution de son premier ouvrage Les Heures creuses (Pierre Mainard) pour exposer ses œuvres peintes. Ses neuf recueils portent des titres sibyllins Dépendances de l’ombre (2008), Les Grands Arbres s’effacent (2014), La Vie dans les mailles (2018)… Avec Le Cœur élémentaire, composé de poèmes en prose d’une à deux pages et de haïkus, elle délivre un nouveau livre d’heures, énonçant ses flâneries, éblouissements, chagrins, ses propres liturgies, le passage des saisons. « Entre le poème et nous sont des images, des cloisons, des trouées, l’impensable.  » Le corps y est mis entre parenthèses, la description de la nature semblant l’obturer, le solariser. Le regard est vif, lucide. L’énonciation des simples, la volonté de réenchanter, de se propulser dans le ténu, l’aérien occultent le réel, la douleur. Le premier texte Saint-Ombre (Savoie) nous offre un parterre enchanté et étonnamment fleuri. Anémones des bois, jacinthes bleues, coquelicots voisinent avec des personnages de contes, des nains et des ogres (« il y avait dans ces fleurs un œil fixe qui les représentait et enseignait que ce que l’on voit des choses est ce qu’elles font de nous – par extraction »). Prière aux vaches porte un regard plein de tendresse, une élégie, un repentir, sur les ruminants aux langues bleues qui s’entremêlent. Plus loin, nous croisons Robert Walser (« il riait avec son rire de brute soutenant sa délicatesse impensable ») ou Van Gogh (« une lampe rend triste, les lointaines étoiles »). Des herbes, des tiges, étamines, pistils agités d’une douce mélancolie.

Dominique Aussenac

Le Cœur élémentaire, de Véronique Gentil
Faï fioc, 64 pages, 8

Le Cœur élémentaire, de Véronique Gentil Par Dominique Aussenac
Le Matricule des Anges n°205 , juillet 2019.
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