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Dossier Paul Nizan
L’écrivain enragé

juillet 2020 | Le Matricule des Anges n°215 | par Thierry Cecille

Certaines œuvres sortent un temps du Purgatoire puis y retournent. L’œuvre de Paul Nizan (1905-1940) a connu un tel sort, sans doute car il est avant tout un écrivain politique. L’urgence de le (re)lire n’en est que plus brûlante en ces jours troublés.

J’ai découvert Nizan sur le tard, à trente ans passés, dans les années soixante-dix. Stupeur, colère. Ainsi, j’avais pu faire mes études de lettres sans avoir rien lu de Nizan ? Plus tard, commencer d’écrire sans soupçonner l’existence des Chiens de garde, d’Antoine Bloyé  ? Belle occultation (…). Rien n’effacerait l’absence de Nizan dans mes années de formation. Il y a des fraternités si fortes qu’on regrette toujours qu’elles n’aient pas commencé plus tôt. Fraternité, non pas complicité ou connivence (…). La fraternité est d’un autre ordre. C’est la rencontre dans quelqu’un d’autre de ses propres interrogations, de ses refus ou encore de son itinéraire, et quand cet autre est un écrivain, on a l’impression qu’il vous apporte, en même temps que la ressemblance, des moyens de désaliénation. » Ainsi s’exprimait Annie Ernaux dans le numéro de la revue Europe consacré à Paul Nizan en août 1994. Sans doute le constat qu’elle fait de « l’occultation  » de celui qui fut, durant une quinzaine d’années, un romancier, un pamphlétaire, un journaliste et un critique important vaut-il encore pour aujourd’hui. Nizan n’a toujours pas l’heur et l’honneur de figurer dans les programmes scolaires, il faut quelque patience pour se procurer ses œuvres et rares sont ceux qui connaissent de lui davantage que son amitié avec Jean-Paul Sartre et le célèbre incipit d’Aden Arabie, fracassant en effet : « J’avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie. »
Nizan est pourtant également l’homme des résurrections répétées. En 1960, aux éditions Maspero, Sartre redonne vie avec éclat à Aden Arabie en accompagnant ce pamphlet d’une préface quasiment aussi longue que le texte lui-même. Il y retrace leur jeunesse commune et présente Nizan comme un homme et un écrivain révolté : dans les années qui suivront et plus encore pendant et après mai 68, une certaine jeunesse fera alors de lui un de ses héros. Au début des années 80, la biographie que lui consacre Annie Cohen-Solal, avec la collaboration de celle qui fut sa femme, Henriette Nizan, le remet quelque temps sur le devant de la scène : une émission d’Apostrophes en témoigne. La revue Europe lui consacre, nous l’avons vu, un riche numéro en 1994. Plus récemment, Anne Mathieu a rassemblé dans deux forts volumes ses Articles littéraires et politiques et publié un roman inédit, Essais à la troisième personne. Nul doute qu’aujourd’hui, de nouveaux lecteurs pourront entendre la voix à la fois exigeante et passionnée, emportée et sagace, révolutionnaire et angoissée de cet écrivain, comme le dirait Annie Ernaux, fraternel.
Ce jeune homme en colère n’a guère eu le temps de vieillir : le 23 mai 1940, une balle allemande vient abattre le sous-lieutenant Nizan dans un château du Pas-de-Calais, où il attendait les ordres de ses supérieurs, alors que les armées française et britannique se repliaient vers Dunkerque. Ce jeune romancier de 35 ans, qui vient d’obtenir le prix Interallié,...

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