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Entretiens Beautés et colères contagieuses

juin 2022 | Le Matricule des Anges n°234 | par Éric Dussert

Issue du monde du théâtre, evelyne Pieiller est une journaliste et une essayiste vouée à la « parole » et à ce qu’elle porte d’insurrectionnel.

Mousquetaires et Misérables

Ecrire aussi grand que le peuple à venir : Dumas, Hugo, Baudelaire et quelques autres
Editions Agone

Evelyne Pieiller est critique littéraire depuis le milieu des années 1970 à travers les pages de La Nouvelle Critique. Appelée par Maurice Nadeau à rejoindre la prestigieuse Quinzaine littéraire, elle est par la suite collaboratrice du Magazine littéraire, d’Art Press, de Révolution, de L’Humanité (l’hebdomadaire puis le quotidien), avant de devenir responsable des pages culturelles du Monde diplomatique, qui est peut-être, ou sans doute, l’un des derniers titres de la presse française crédibles sur toute la surface de la planète.
Flle d’une patronne de café, la zone d’Issy-les-Moulineaux, elle eut très tôt – vers 7 ou 8 ans se souvient-elle – un choix en main : sa mère lui montra les blanchisseuses de Grenelle qui nettoyaient les tuniques ensanglantées des bouchers en lui expliquant que l’important était l’autonomie : ce métier ou des études longues, le choix fut vite fait. Dissipée, « comme on disait à l’époque », elle avait compris que les études équivalaient à la liberté. « J’ai préféré apprendre. À ce moment le lycée était élitaire et je dois dire que je n’en ai pas souffert du tout. Personne ne souhaitait quoi que ce soit pour moi, c’était à moi de jouer. » Avec, toujours, ce ressort transmis par sa mère : « Tout ce qui était parole et savoir était très valorisé par ma mère dont l’un des héros était Jaurès – il avait les mots pour faire passer ce qu’il avait à dire. »
« J’ai commencé par la philosophie, j’ai fait des études. J’ai enseigné très fugacement la philosophie, durant un an. Personne pour payer le loyer, je me suis retrouvé à travailler. J’étais jeune. J’ai trouvé que ça tournait très vite au gourou, ça ne me convenait pas. J’ai vécu un drame assez banal : je ne voulais pas travailler. Les heures de bureau, j’ai toujours trouvé que c’était un cauchemar. En réalité j’ai commencé dans le théâtre, de théâtre en théâtre, je me suis retrouvée conservateur de bibliothèque, c’était rigolo. »
Au fond, elle reconnaît volontiers « le truc bifide que j’ai eu entre la réflexion philosophique puis très rapidement un amour pour la littérature et pour le rock’n’roll. » Question d’énergie et d’irrespect des normes. Portée par les hasards et les rencontres, elle n’a pas perdu le cap vers ce qui importe pour elle depuis toujours : « Ce que parler veut dire, et ce que penser porte. » Non pour l’art de la rhétorique, « mais pour ce qu’il en est de la vérité et comment fonctionne l’établissement de la vérité ». Une façon d’entrevoir également la question de la réception des œuvres et de leurs effets. Le sous-titre de son essai Mousquetaires et Misérables ne dit pas autre chose : « Écrire aussi grand que le peuple à venir : Dumas, Hugo, Baudelaire et quelques autres ». Ce peuple à venir qui est le peuple légendaire des insurrections, celui des Gilets jaunes qui a subi, récemment, les mêmes foudres et moqueries que ses aïeuls, tirées par les descendants même des bons bourgeois réactionnaires du XIXe siècle légitimiste, bonapartiste,...

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