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Entretiens Les pouvoirs du roman

octobre 2024 | Le Matricule des Anges n°257 | par Etienne Leterrier-Grimal

En décembre 2015, Le Matricule des anges rencontrait à Beyrouth l’écrivain Elias Khoury, décédé le 15 septembre dernier à 76 ans des suites d’une longue maladie. Figure majeure de la littérature libanaise, dramaturge, essayiste et infatigable homme de gauche engagé pour la cause palestinienne, le romancier s’y confiait sur ce que signifie, tout particulièrement au Liban, l’acte d’écrire.
Ayant connu le feu des armes et des bombes, dont l’actualité récente fournit encore et toujours les terrifiants échos, l’auteur de La Porte du soleil (Actes Sud, 2002 ; Babel, 2003) rendait alors un vibrant hommage aux pouvoirs de la littérature et à sa capacité à se rapprocher de l’autre pour inventer du commun. Parmi les volutes de fumée de son cigare, lentement dégusté sur la terrasse du café Chase, au centre névralgique d’Achrafiyeh, il déclarait à l’époque : « le moment où l’écrivain disparaît, il devient un vrai écrivain, il est arrivé ». Bienvenue donc à bon port, Elias Khoury.

Elias Khoury, vous êtes un romancier libanais : compte tenu de la réalité historique, socioculturelle, linguistique et confessionnelle si complexe du Liban, quel sens a, pour vous, ce terme ?
Cette question appartient aux sociologues de la littérature, peut-être plus qu’à l’écrivain. Cependant, depuis mon point de vue pratique, être un écrivain libanais, c’est appartenir et parler d’une société cassée de l’intérieur. Totalement cassée. Le Liban n’est pas seulement cassé depuis la guerre civile libanaise (1975-1990, ndlr), mais depuis bien avant, pratiquement depuis 1840, et la guerre civile de 1840-1860, lorsque le « petit Liban » a été créé. Pourtant, cette fracture est aussi un élément de richesse. À moi, cela n’a jamais créé de problèmes d’identité. Au contraire : j’ai toujours considéré que mon identité était plurielle : je viens de la culture arabe donc de l’Islam, mais je suis chrétien. Chrétien oriental d’origine culturelle syrienne, dans une société profondément diverse, et pas seulement sur le plan confessionnel. La langue, puisque nous parlons d’écriture, notre « parler » est ancré dans le syriaque, la langue qui dominant auparavant. C’est notamment ce que j’évoque dans Yalo, l’un de mes romans qui évoque les liens entre arabe et syriaque. Cette diversité d’héritages et d’expériences représente une liberté totale, infinie.

Quel visage prend une littérature dans un pays que vous dites « totalement cassé » depuis sa création, et si souvent traversé par les guerres ?
Il y a de la tragédie dans le destin libanais. Et l’on s’aperçoit maintenant que la tragédie libanaise est seulement la préfiguration de la grande tragédie du Moyen-Orient arabe contemporain, avec ce qui se passe notamment en Syrie. Et ces deux tragédies sont aussi bien évidemment liées à la tragédie palestinienne depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Dans cette région du Moyen-Orient, la tragédie est omniprésente. Mais ce tragique donne beaucoup de leçons...

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