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Dossier Valérie Rouzeau
Faire poésie de tout bois

juin 2025 | Le Matricule des Anges n°264 | par Thierry Guichard

Elle trimballe partout un carnet de notes pour saisir au vol un mot, une expression. Comme son père avec les choses abandonnées, Valérie Rouzeau recycle les choses entendues ou lues, pour dire la vie sensible en poésie.

Elle s’effraie d’un mot posé au cœur d’une question comme s’il était une menace, un chien de l’enfer prêt à la mordre dès qu’elle commencera à répondre à la question. Elle le dit : « là le mot schizophrénie, il me bloque, je ne suis pas schizophrénique ». Plus tard, durant l’entretien qui se déroule par l’envoi de mails successifs, elle lance une alerte, signale que son cerveau n’est plus trop disponible pour répondre aux dernières questions : Sacha son chat s’est envolé et la route n’est pas loin. On la rassure. Sur le mot schizophrénie lancé comme un appât pour amorcer la discussion, sur les chats qui arrivés sur un nouveau territoire aiment explorer mais avec beaucoup de prudence. Et Sacha revient, l’entretien se poursuit. On avait pensé venir la voir à Nevers dont le nom posé dans la langue anglaise se prête à pas mal de rêveries. Mais sollicitée pour une résidence d’auteur, Valérie Rouzeau a mis le cap sur la forêt de Brocéliande, plus loin donc de nos pénates, et pas facile d’accès quand on est pressé d’y aller. Et de toute façon, elle préfère l’écrit, même si elle aime mieux le présentiel que le virtuel. Pour parler de La Petite Dame qui vient de paraître et de la poésie qui l’occupe tout entière, on a remis Nevers à plus tard, et lancé des appâts dans des salves de questions plus rapides à traverser la France que les TGV en période de grèves…

Valérie Rouzeau, sous couvert de ludique, La Petite Dame met en lumière la schizophrénie de l’artiste ou, ici, de la poète. Comme si vous étiez, avec beaucoup d’autres artistes, séparée en deux entités (voire trois) : la petite dame et Valérie Rouzeau. Cette dualité, était-elle une thématique qui vous tenait à cœur depuis longtemps ?
Il ne s’agit pas de schizophrénie même si parfois on peut déceler comme un état « borderline » chez le sujet, la sujette-à-bien-des-maux qui s’exprime dans La Petite Dame. Je parlerais plutôt du clash éprouvé souvent entre la personne que je suis et la personne que je m’efforce d’être par sociabilité ou en public – ce qui revient presque au même sauf que lire sa poésie devant un auditoire représente une épreuve (que je n’ai jamais regretté d’affronter) quand aller acheter son pain demande juste un brin de politesse élémentaire, de sociabilité normale si je puis dire. Tout a commencé quand je me suis entendu appeler « ma petite dame » par un commerçant de Nevers où je vis, je me suis retournée, et j’ai vu derrière moi un grand type, jeune : le buraliste s’adressait donc à ma pomme ! J’avais cessé de colorer mes cheveux depuis peu. Tout soudain, je prenais ce qu’on appelle un « coup de vieux » au regard du monde extérieur. Qu’était-il arrivé à l’enfant que je n’ai quasiment jamais cessé d’être ? Au lieu de me navrer, j’ai choisi d’adopter cette « petite dame » telle une alliée dans l’adversité générale. On peut en effet parler de trois entités, Valérie tout court, Valérie Rouzeau et la petite dame. Valérie Rouzeau, c’est...

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