La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Dossier François Bon
Vacarme

janvier 1993 | Le Matricule des Anges n°3

Temps machine marque la fin de l’ère industrielle, vue au travers d’un regard qui a connu cette vie d’usine, avec ses fracas, ses lumières comme des aciers, l’univers métallique où l’homme se décivilise pour s’abrutir de gestes répétitifs dans un enchevêtrement de bruits et de cris. De cette écriture dictée par d’incessants rêves, naissent des images impressionnistes où les ouvriers apparaissent, fantômatiques, tels les survivants de Verdun, « l’oeil égaré de qui a vu l’humanité aux prises avec elle-même… ». Ce sont les images d’un univers qui aujourd’hui a abandonné ses acteurs, comme un chien repu laisse à la pourriture les restes d’un trop large festin. Machines à tuer, machines à casser les hommes. Univers où l’on se paie de fierté, où l’on s’humilie dès l’école d’ingénieur, comme on ôterait sa part d’humanité. Souvenirs des « …graffiti obscènes, les photos découpées de magazines qu’il multipliaient dans les casiers des vestiaires ou sur les machines, et quand on serrait la main de ceux à qui il manquait des doigts… ». Souvenirs, quand même, de ces pays traversés, de regards, des bateaux, au chantier naval de Göteborg en plein décembre, « les cargos chargés de glace qui pour sortir de la Baltique défilaient devant les vitres de la cantine (…) les bateaux sans équipage visible avec leurs grands noms cyrilliques et les stalactites on aurait pu les toucher croyait-on ».
L’écriture de François Bon est toute d’images, elle arrache des friches industrielles les rumeurs qui rythmaient le monde, il n’y a pas si longtemps.

Temps Machine
Verdier

103 pages, 68 FF

Cet article est réservé aux abonnés.
Auteurs, critiques, interviews, dossiers thématiques: découvrez tous les contenus du Matricule des Anges.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?