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Éditeur Fourbis : une polyphonie ivre de cohésion

novembre 1995 | Le Matricule des Anges n°14 | par Emmanuel Laugier

En huit ans, les éditions Fourbis ont constitué un catalogue de cent trente auteurs. La qualité valant ici la quantité, poésie, proses, essais, se côtoient dans la diversité la plus grande. Ce fourbi est de toute rigueur.

On reconnaît les livres des éditions Fourbis au petit bateau imprimé au bas de leur couverture, un de ces cargos que Jean-Pierre Boyer, le directeur, trouva dans les pages de publicité des anciens numéros de la fameuse revue littéraire de Marseille Les Cahiers du Sud, et qu’il modifia à sa guise. On reconnaît aussi les publications de Fourbis à leur élégance minimale : une couverture de bristol épais de couleur vive, sur laquelle vient s’accoler une petite étiquette blanche. Certains parleront d’un fameux trompe-l’œil. Mais ils reviendront alors vite sur leur jugement tant les auteurs de Fourbis, s’ils ne sont pas déjà considérés parmi les figures importantes de la littérature contemporaine (malgré Michel Leiris, André du Bouchet, Charles Juliet, Jacques Dupin, Anne-Marie Albiach, Edmond Jabès, Louis Calaferte), ont de quoi le devenir. En compagnie de Silke Hass, qui dirige désormais la collection allemande, c’est dans de larges locaux parisiens du 14 de la rue du Moulin Joly, à Belleville (75 011), que Jean-Pierre Boyer, domicilié à Tours depuis quelques mois, a installé en 1987 le lieu de son fourbi : quelques étagères, deux piliers de pierres apparentes, un grand rideau blanc qui coupe la pièce en deux, les couleurs en échos aux différents volumes soigneusement rangés, donnent au lieu ses strictes fondations.
Sans cesse à l’affût de textes qui inventent une langue, qui s’inscrivent dans une remise en question des vues simplifiées du monde, Fourbis pourrait faire de la phrase qui suit son cheval de Troie (elle est de l’un de ses auteurs -Dyonis Mascolo, A la recherche d’un communisme de pensée - dont le livre fut magnifiquement ignoré par la critique) : « Quand même la parole serait sur le point de nous être retirée (…), il nous reste les moyens d’affirmer envers et contre tout le droit à la parole, et de prouver sa possibilité ».
Jean-Pierre Boyer, c’est dans les années 80 que vous avez décidé de monter une maison d’édition. Qu’est-ce qui vous a poussé à une telle entreprise ?
J’ai créé Fourbis en 1987. Mais je travaillais depuis longtemps pour le livre, notamment en province où j’ai tenu jusqu’en 1980 une librairie/galerie. Plus tard Bernard Noël m’a demandé de m’occuper des éditions de la fondation Royaumont. Cette fondation avait notamment pour but, en collaboration avec des séminaires de traduction, de publier des poètes contemporains étrangers, de constituer une espèce d’état des lieux de la poésie vivante mondiale. Si j’étais d’accord avec le programme de publication de la fondation Royaumont, j’ai voulu pourtant déborder son cadre, et de façon plus personnelle rendre aussi compte de l’activité foisonnante de la littérature française.
Fourbis, c’est le titre du tome II de La Règle du jeu de Michel Leiris. Ce n’est pas innocent cette référence. Que vouliez-vous faire entendre ?
Il étais hors de question pour moi de donner à la maison d’édition mon propre nom. Il y avait alors les livres et les titres...

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