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Entretiens Silvia Baron Supervielle : le chant d’une âme

novembre 1995 | Le Matricule des Anges n°14 | par Marc Blanchet

Traductrice, entre autres, de Fernandez, Juarroz, Borges et Wilcock, l’argentine Silvie Baron Supervielle écrit en français depuis trente ans. Une oeuvre d’un dépouillement et d’une ferveur uniques.

La Frontière

Nouvelles Cantates

Il n’a jamais rencontré personne. Depuis toujours il est seul et cela lui semble naturel. Pourtant, il a l’impression d’avoir connu quelqu’un, il y a très longtemps, il ne sait pas qui ni quand, peut-être était-ce en rêve : quelqu’un qui lui laissait croire qu’il lui ressemblait. » (La Frontière, Corti 1995).
Dans une écriture très dépouillée, Silvia Baron Supervielle, née à Buenos Aires en 1934, poursuit depuis une trentaine d’années une œuvre inspirée de l’âme humaine dont seule peut révéler l’image.
Deux nouveautés témoignent de cette quête qui ne prend racine dans aucun concept ni aucune philosophie, et réfute le terme de poésie pour préférer celui de « texte ». Nouvelles Cantates, dans la collection en lisant en écrivant, et La Frontière (Corti) proposent deux aspects de ce questionnement sincère situé à la rencontre du mystère et du chant. Imprégnée d’un exil tout intérieur, cette œuvre d’une nature contemplative privilégie les sensations et trouve dans la proximité d’une mer versatile, mais résolument infinie, un territoire d’écoute et d’inspiration.

Comment en êtes-vous arrivée à écrire en français ?
J’ai eu en Argentine une culture française, surtout par ma grand-mère dont le demi-frère était Jules Supervielle. J’aimais beaucoup lire des auteurs français alors que ma langue maternelle était l’espagnol. Je rêvais de la France, ma grand-mère m’en parlant comme si c’était un lieu hors du monde. Cela m’a beaucoup influencée dans le sens que ses souvenirs, je les faisais miens. Ma venue en France, et mon installation à Paris en 1961, restent pour moi quelque chose de très mystérieux.
Je me suis mise à écrire en français quelques années après. Un fait extraordinaire s’est produit : une autre création est arrivée. Le français me donnait une façon brève, voire hésitante d’écrire. La nécessité de traduire est venue en même temps. La traduction est elle aussi mystérieuse. On n’est plus seul : un dialogue s’installe avec un écrivain qu’on aime. Les traductions étant variées, certaines en prose m’ont incitée à écrire dans cette forme. Je savais que je ne voulais pas écrire des choses d’une réalité concrète, qui adviennent dans la vie. La vie était déjà trop chargée pour que je la copie.

Un de vos deux nouveaux ouvrages, les Nouvelles Cantates, donne l’impression d’une vaste polyphonie, d’un oratorio. Qu’est-ce qui a favorisé cette sorte de réécriture de la Bible où se mêlent impressions, citations et images ?
J’ai toujours trouvé que la Bible était un livre pour écrivains. Je trouve en lui des mystères propres à la littérature que j’aime.
Cette modernité se retrouve notamment dans le Livre de Job dont certains passages me rappellent Beckett. Les livres apportent une sensation. J’ai voulu la retranscrire, qu’il s’agisse du féminisme précoce de Judith ou des quatre récits de la résurrection du Christ par les apôtres. Ce passage est tellement beau. C’est comme si un seul écrivain...

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