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Entretiens Le passage du témoin

janvier 1999 | Le Matricule des Anges n°25 | par Éric Dussert

A 71 ans, Pierre Bourgeade ne désarme pas. Avec un polar, un roman existentiel et des chroniques instantanées, il raconte les douleurs du monde et plaide pour une évolution du roman.

Les Ames juives

Pour Pierre Bourgeade, l’année 1998 a été productive. Au printemps paraissait Pittbul, un polar d’une violence crue que la Société des Gens de lettres a coiffé des lauriers du Grand Prix Paul Féval de littérature populaire. Puis vinrent Les Ames juives où l’auteur d’Orden et des Immortelles s’interroge sur l’improbable paix morale des rescapés de la Shoah et le poids de leur histoire. Dans la foulée enfin, il vient de publier dans un registre moins tragique, mais tout aussi grave, les nouvelles de L’Argent qui donnent dans la continuité d’Eros mécanique un point de vue sur le désordre des mœurs, la solitude et le manque de repère de l’individu face au maelström du monde contemporain.
Bourgeade est polygraphe -on fait d’ailleurs ici l’impasse sur ses pièces de théâtre- mais ses créations sont portées depuis longtemps par une question essentielle, la même sans doute depuis New York Party (1969), roman qui sous couvert d’une balade au pays de cocagne masquait un pamphlet contre la civilisation américaine. Dérèglements des sociétés, aberrations politiques, décomposition de la mémoire et des sentiments forment la trame de son propos. L’ordre littéraire n’échappe pas à ses feux… En prônant la simplicité stylistique, il retourne contre le roman à la papa les armes post-modernes de la mise en question et de la réflexion.

Qu’est-ce qui vous a incité à entreprendre la rédaction des Ames juives ?
J’ai écrit ce livre pour deux raisons. La première parce que nous sommes dans un temps où l’on célèbre la fin de l’histoire, ce qui est, je crois, une erreur grossière. Le XXIe siècle sera encore plus terrible que le XXe car les procédures d’extermination progressent. Il y aura de nouveau des génocides. Par conséquent j’ai dédié ce livre à mes deux enfants et aux autres enfants pour qu’ils n’oublient pas ce qui s’est passé durant ce siècle, cela les préparera au prochain. La seconde raison c’est Israël. Comme tous les gens de gauche, j’ai beaucoup de sympathie pour les Palestiniens. Je désire qu’ils aient une patrie, que le processus de paix soit mené à son terme mais en même temps je tremble tous les jours pour Israël. Tous les matins je m’attends à entendre qu’une bombe thermonucléaire est tombée sur le pays, qu’il a complètement disparu. Israël est un îlot au milieu d’un milliard d’êtres qui lui sont opposés, on se demande où ce peuple trouve sa force pour résister à la menace.
Où la trouve-t-il à votre avis ?
Il me semble que la réponse est presque littéraire parce qu’elle est dans un livre, la Bible. Et c’est d’autant plus extraordinaire qu’une large part des Israéliens ne croit certainement plus en cette Bible. Malgré cela, il y a en ce peuple la force d’un livre, une force animée par l’histoire.
Quelle portée attribuez-vous à votre roman ?
Dans ce sens, Les Ames juives sont dans le droit fil de mes livres précédents. J’ai écrit Le Camp, sorte de méditation sur les camps de concentration où un innocent...

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