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Dossier Péter Esterházy
Budapest, ville à lire

mars 2002 | Le Matricule des Anges n°38 | par Eric Naulleau

Bienvenue à Esterházy City. Une rue de Budapest, désormais rebaptisée Pouchkine, portait jadis ce nom (une rue de Vienne le porte encore) et aucun guide ne manque de mentionner l’hôtel particulier Esterházy, siège de la présidence de la République de 1946 à 1949, ni l’hôtel Délibáb, qui accueille aujourd’hui touristes et diplomates après avoir été le palais de la famille princière. À la manière des plus fameux romans de l’auteur qui nous occupe, la capitale hongroise se donne à lire, de gauche à droite avec le fleuve en guise de reliure (« Nous serions donc vraiment étendus sur les deux rives du Danube, pittoresquement ? »), en deux parties de facture très différente. Pest (rive gauche) fait alterner des quartiers commerciaux aussi moches que partout ailleurs au monde et de majestueux boulevards orientés nord-est. L’avenue Andrassy, invariablement comparée aux Champs-Élysées, ce qui fait une belle jambe au marcheur, mène aux plaisirs les plus raffinés de l’esprit et du corps : le musée des Beaux-Arts et les bains en plein air de Széchenyi (oui, oui, les fameuses parties d’échecs disputées dans l’eau minérale et au milieu d’épaisses vapeurs) sont à peine distants de quelques dizaines de mètres. Buda (rive droite) reste plutôt célèbre pour le château et son quartier médiéval -on leur préférera une promenade sur les quais du grand fleuve (où, dixit Esterházy « les vieillards se font des croche-pieds puis se récrient dans des fous rires : penalty ! penalty ! ») et une remontée de la rue Fö, ponctuée d’échappées transversales dans un lacis de ruelles et d’arrière-cours, avant un tour de l’île Marguerite -généreusem
Mais Budapest, c’est avant tout les cafés, n’est-ce pas ? Mis en appétit par une belle rétrospective de la civilisation multiséculaire du bistro, avec reconstitution d’un établissement de l’âge d’or (premier tiers du XXe siècle), dégustation de petit noir et journaux d’époque, on se hâte ensuite vers le New York, légende des légendes du comptoir. On se reportera avec profit à l’ouvrage paru aux éditions Le Passeur (Les Cafés littéraires de Budapest) pour les détails : qu’il suffise de dire que l’intelligentsia littéraire hongroise y passait jadis sa vie. Littéralement. On se hâte donc… pour trouver porte close. Fermé pour cause de réfection. Un écrivain du cru nous confie que la salle mythique a dégénéré au fil du temps en un Himalaya du kitsch et que les travaux en cours sont sans doute destinés à atteindre de nouveaux sommets dans le genre. Ce n’est pas le Café central (toujours côté Pest et lui aussi récemment rénové), quoiqu’y couve une braise de la magie perdue sous les cendres du temps, qui consolera grand monde. Les serveuses de la pâtisserie Gerbeaud (« tu as l’impression en observant les vieux messieurs aux noeuds papillons que tu es dans la monarchie -mais dans sa version surannée. ») ont quant à elles la réputation de ne sourire que si elles se brûlent en servant un chocolat chaud au flâneur des deux rives. Réputation...

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