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Domaine français Une petite ivresse

novembre 2004 | Le Matricule des Anges n°58 | par Thierry Guichard

Claude Andrzejewski fait partie de ces écrivains dont les phrases chaloupées laissent penser que leur auteur ferait un bon compagnon de comptoir. Parce qu’elles épatent un peu, en même temps qu’elles font mine de se foutre d’elles-mêmes, parce qu’elles chantonnent doucement, histoire de maintenir l’ivresse sur le fil de rasoir. En cinq nouvelles autobiographiques (oui, cette « tête d’acteur et de faux témoin », c’est bien lui), l’écrivain donne au désir de bistro, à celui de l’amour et à celui de « traîner », des fourmis dans les jambes. Comédien qui a joué du Raymond Cousse, secrétaire perpétuel et alternatif de Jean-Claude Pirotte auquel il a piqué quelqu’accent et pas mal de lectures (Dhôtel, Cliff, notamment), Andrzejewski, alias « le Polack » trousse la langue aussi bien que les fillettes. Précisons que si les jeunes femmes semblent nombreuses à croiser ses errances, les fillettes évoquées ne sont que des bouteilles de vin. « En compagnie de Cheval Blanc » qui ouvre le recueil est un pur bijou. Notre homme, embauché en qualité de comédien pour lire des textes de son choix lors de la fête du livre de Roffiac se voit contraint, afin d’honorer son contrat, de réquisitionner des auditeurs dans l’un des bars de la ville. La journée vaut son pesant de poésie de zinc. Ailleurs, on croise un pâtissier patron de bistrot « en compagnie d’un chat qui ressemble à un tigre et d’une dame âgée qui ressemble à sa mère », on tutoie avec l’auteur, de jeunes femmes quittées et finalement, le livre éclusé, on va s’ouvrir une bonne bouteille.

Du vin, du vent de Claude Andrzejewski
La Dragonne, 63 pages, 12

Une petite ivresse Par Thierry Guichard
Le Matricule des Anges n°58 , novembre 2004.
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