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Poches Pomper l’air

avril 2005 | Le Matricule des Anges n°62 | par Céline Mas

Après Trilogie sale de La Havane, Pedro Juan Gutiérrez nous invite à rencontrer, à travers son Animal tropical, Pedro Juan, écrivain havanais en quête d’inspiration, as de la magouille et des fausses confidences. Pedro Juan est sympathique : il est criblé de doutes et vacille entre deux femmes dont aucune ne parvient à le combler. Gloria, la Cubaine, est le stéréotype des métisses de l’île. Chaude, sensuelle, elle a rendu fou l’écrivain par ses charmes. Agneta, la Suédoise, rencontrée lors d’un colloque littéraire à Stockholm est le contraire de Gloria. Elle n’accepte le jeu du désir que si elle le contrôle, elle mitonne des petits plats à son artiste insulaire. Comme tous les prédateurs, Pedro Juan s’exerce à l’affoler.
Le sujet principal de ce roman est donc les femmes et le sexe. Pedro Juan ne jure que par lui, il le recherche, le savoure et en redemande. Animal tropical est une incitation à l’érection constante, aux éjaculations, à la domination du mâle donneur de jouissance et parfois de leçons pour jouir encore un peu plus. Il y a chez l’auteur une volonté appliquée de dépeindre une réalité des Caraïbes, définies selon l’attraction sexuelle et le plaisir malgré un catholicisme encore présent. Le lecteur devrait donc sortir de ce texte rassasié, plein de « douleur et de plaisir ». Malheureusement il est difficile d’écrire un roman aussi long sur le même sujet et avec le même vocabulaire sans ennuyer. Malgré l’énergie du style et des dialogues épicés entre l’animal et ses proies, on est saoulé dans cet océan à névroses, et ces manigances de fesses agréables. On ferme le livre comme on achève un ébat moyen : sans envie de recommencer.

Animal tropical de Pedro Juan Gutiérrez
Traduit de l’espagnol (Cuba) par Bernard Cohen
10/18, 416 pages, 9,30

Pomper l’air Par Céline Mas
Le Matricule des Anges n°62 , avril 2005.
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