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Entretiens Les boucles de l’errance

octobre 2005 | Le Matricule des Anges n°67 | par Franck Mannoni

De ses premiers témoignages de guerre en ex-Yougoslavie, à son nouveau livre, « Perdido », sur le jazzman Ben Webster, Velibor Colic explore la condition d’étranger, ces destins d’hommes venus de nulle part.

De sa Bosnie natale, Velibor Colic a gardé un accent rocailleux. De son existence meurtrie par la guerre dans les Balkans, un pessimisme solide, toujours accompagné d’un sourire. Réfugié en France, cet ancien soldat bosniaque, devenu déserteur après avoir constaté les atrocités commises par l’armée, ne garde plus aucune illusion sur ses contemporains et leur capacité à sombrer dans la barbarie. Il martèle dans ses romans un seul et unique message : l’être humain doit être respecté. Ses premiers écrits de guerre (Les Bosniaques, Chronique des oubliés…), pour certains couchés sur le papier au cœur même des tranchées, étaient portés par une écriture incisive, soumise à l’obligation de transmettre l’indicible. Avec Perdido, qui raconte le parcours du saxophoniste de jazz Ben Webster, l’auteur se laisse aller à la volupté. Il offre à son personnage la fraîcheur de la chair et décrit le spleen du soliste. Alcool, bars : la ligne de vie du musicien fait des volutes. Ses rêves de jeunesse partent en fumée. Et sur le registre de la variation, Velibor Colic donne corps à son périple apatride, dans un livre qui se lit comme on écoute du blues.

Votre biographie s’éloigne d’un travail académique classique. Quelle est la part de la réalité dans Perdido ?
Je suis parti de deux articles de dictionnaires sur le jazz. J’ai pris le nom de Ben Webster et j’ai lu son nom dans un miroir. Il est devenu Neb Webster. J’ai gardé les lieux : Kansas City où il est né, Amsterdam et Copenhague où il s’était réfugié, exilé et tous ses amis jazzmen, Duke Ellington et Miles Davis, qui ont réellement existé dans son parcours. Mais j’ai inventé toutes les femmes. J’ai aussi inventé certaines photographies que je décris. En fait, j’aime beaucoup partir de la vie d’un homme pour me lancer dans l’invention. Je trouve que dans les biographies chronologiques, il y a beaucoup d’espaces vides entre les faits. C’est là que se situe la littérature.

La vie de Ben Webster a-t-elle été aussi sombre que vous la décrivez ?
Ben Webster est né aux États-Unis, au début du XXe siècle. Son père voulait l’inscrire au conservatoire de musique, il a été refusé parce qu’il était noir. Assez jeune, il commence à travailler avec Duke Ellington au piano, mais ça ne marche pas. Il part alors en Europe. Il évolue dans l’alcool, la drogue. C’est le jazz de l’époque… Il meurt à 56 ans à Amsterdam. Pas vraiment d’overdose, pas vraiment de l’excès d’alcool, c’est le corps qui lâche. Il a toujours été un exilé, un étranger.
J’ai respecté les grands traits de sa vie. Je ne voulais pas faire un livre sur le jazz, mais un livre à partir du jazz. Je m’arrête sur les détails, sans respecter une écriture linéaire. Il y a un thème, des variations, même s’il n’y a pas de hasard dans l’écriture. J’ai mis huit mois à construire l’histoire, et un an et demi à la déconstruire. J’ai parfois laissé un peu de hasard dans la construction. Le problème que je voulais développer et...

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