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Dossier Claude Esteban
Un poète singulier

mai 2006 | Le Matricule des Anges n°73 | par Thierry Guichard

L’universitaire Pierre Vilar a dirigé la publication du Cahier Claude Esteban paru en 2003 et auquel ont collaboré de nombreux poètes et écrivains. Pour ce spécialiste de la poésie, Esteban était un écrivain à l’écart.

Tous les livres de Claude Esteban sont là, ou presque. Y compris des éditions plus confidentielles comme celle des Sept fables faciles écrites pour Viktor, le fils de son éditeur Jean-Pierre Boyer le directeur de Farrago. L’ouvrage publié en 1995 et illustré par Claude Royet-Journoud est recouvert d’un papier-cristal comme tous les autres livres.
Pierre Vilar est un lecteur insatiable de poésie (mais pas seulement : la psychanalyse, la philosophie, le roman envahissent son appartement). Universitaire, on lui doit notamment la récente publication des Œuvres de Georges Henein chez Denoël, des travaux sur Henri Michaux et, paru chez Farrago, le volumineux Cahier Claude Esteban, L’Espace, l’inachevé. Nous l’avons rencontré la veille d’un départ au pays basque auquel, comme Esteban, il est très attaché.
En préambule, le fils de l’historien spécialiste de l’Espagne, prévient : « Claude Esteban était un homme très paradoxal ». Une façon de dire qu’il ne sera pas facile de le cerner totalement et que chacun, lecteur ou ami, aura sa vision de l’homme, du poète, du traducteur. Une chose sûre cependant : « il était incroyablement solitaire. C’était quelqu’un toujours à l’écart. »

Comment avez-vous rencontré Claude Esteban ?
Il était ami de mon père depuis 1952. Ils s’étaient rencontrés en khâgne et hypokhâgne. Tous les deux faisaient les mêmes études et tous les deux étaient hispaniques.
En 1985, alors que je préparais un travail sur Michaux et la peinture, j’ai demandé à Claude Esteban de me recevoir : ça a été très émouvant. Il m’a prêté des catalogues rares de Michaux. Pour Claude, Michaux qu’il avait rencontré et admirait était encore un être vivant. Plus tard, je suis retourné le voir pour lui rendre les ouvrages qu’il m’avait prêtés. Nous avions rendez-vous, mais il avait dû partir précipitamment : il venait d’apprendre l’accident mortel de Denise sa femme.
Après ça, il a été difficile de reprendre contact. Il a fallu du temps.
Je l’avais beaucoup lu. C’est un poète qui ne ressemble pas aux autres. Dans ces années 80, la poésie française avait quelque chose de tristounet. L’université s’en était emparée et on peut dire, en schématisant, que trois voies s’opposaient : celle de Jean-Marie Gleize, celle de Jean-Michel Maulpoix et celle de Michel Collot. Esteban n’était dans aucune de ces voies. Sa Critique de la raison poétique avait un côté ovni.
Il y a quelque chose chez lui d’une posture singulière ; c’était quelqu’un qui pensait par lui-même. Il lisait énormément, c’en était impressionnant. Il y a tout un pan de sa bibliographie qu’on ignore : ce sont ses publications universitaires.

Car il était aussi un universitaire, professeur de littérature espagnole à Paris-IV…
L’anti-universitaire plutôt. Il n’était pas du genre à parler du haut d’une chaire en se prévalant d’un savoir qu’il aurait été le seul à posséder. Il y avait chez lui une attention à l’autre, à ce que...

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