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Dossier Claude Esteban
Un mystique laïque

mai 2006 | Le Matricule des Anges n°73 | par Thierry Guichard

Jean-Pierre Boyer fondateur des éditions Fourbis, puis de Farrago, publie Claude Esteban depuis quinze ans. En toute fraternité.

On sait que les amitiés sont parfois muettes. D’un homme assez peu bavard, comme Jean-Pierre Boyer, et d’un autre, solitaire, comme Claude Esteban, l’affection devait se nourrir du silence et de quelques sourires. Des livres bien sûr que le premier publiait du second. Des poèmes que le second donnait au premier. Mais de la révolte aussi dont il n’est que rarement question et qui pourtant nourrit le travail de l’un autant que l’écriture de l’autre. Jean-Pierre Boyer dans sa maison tourangelle publie ce printemps deux livres où figure Claude Esteban : Trajet d’une blessure où le poète revient sur quelques semaines de souffrance subies après une opération chirurgicale lourde et À mi-voix, un recueil d’entretiens et de portraits de Monique Pétillon qui a su, dans les colonnes du Monde, accompagner, entre autres, l’œuvre d’Esteban.

Jean-Pierre Boyer, comment avez-vous été amené à publier Claude Esteban ?
J’ai rencontré une toute première fois Claude Esteban à Marseille, à l’occasion d’une exposition de Denise Esteban que Jean-Luc Sarré avait organisée à la librairiegalerie La Touriale. Je connaissais ses livres. Plus tard je l’ai revu lorsque j’ai codirigé le Centre littéraire de la Fondation Royaumont dont il était souvent l’invité et où il a participé à de nombreux séminaires de traduction poétique, avant d’y tenir le rôle de Conseiller littéraire. Après la disparition de Denise Esteban, Claude a vécu un temps un peu en retrait du « monde » littéraire. En 1991, Emmanuel Hocquard m’a donné à lire une traduction qu’il avait réalisée avec Raquel Levy d’une suite de poèmes L’Insomnie journal.
Ces poèmes, Claude les avait écrits spontanément en espagnol, l’une de ses deux langues maternelles (deux langues dont il raconte leur parallélisme, et sa difficulté à vivre les deux, dans son livre Le Partage des mots). Dans la douleur de la perte de son épouse, ces poèmes avaient jailli, et pour la première fois de sa vie, directement en espagnol et il n’avait pas souhaité les traduire lui-même, ne pensant pas pouvoir être le traducteur d’un texte venant d’aussi profondes racines. Très ému à cette lecture, j’ai aussitôt appelé Emmanuel Hocquard pour lui dire mon accord, puis Claude avec lequel nous avons très vite mis le livre en chantier. De là s’est nouée une amitié qui ne s’est jamais démentie, s’est toujours renforcée au long des années, au fur et à mesure des quelque quinze livres de Claude que j’ai publiés, que « nous » avons publiés, plutôt, car il s’est agi à chaque fois, et pour ma part dans mon modeste travail d’éditeur, d’une tâche commune, non pas sur le texte bien sûr, mais sur l’objet livre auquel Claude était très attentif (papier, typographie…).

Lorsqu’il envoyait un texte, était-il dans l’attente d’un avis sur sa qualité ? Comment se passaient vos échanges autour du manuscrit ?
En fait, Claude ne m’envoyait pas ses textes. Nous nous voyions fréquemment et il me les remettait en main propre, le...

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