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Poésie Un Américain sur le Causse

novembre 2006 | Le Matricule des Anges n°78 | par Dominique Aussenac

Les Fleurs de mai de ventadour

Qui se souvient de Bernard de Ventadour (v.1145-v.1180) ? D’après Dante, qui lui accorde une place importante dans La Divine Comédie, il fut l’un des plus adroits et subtils adeptes de l’art du trobar, entendez par là l’art médiéval occitan permettant d’inventer des rimes et de composer des poèmes. Voici des années, le National Geographic demandait à quelques écrivains un « livre de voyage » qui évoquerait leur lieu de prédilection. Parmi eux, le poète William S. Merwin, né à New York en 1927. Celui-ci rencontra à 18 ans Ezra Pound. Sur son lit d’hôpital où il simulait la folie pour échapper à la prison du fait de ses accointances fascistes et antisémites, ce dernier lui suggéra de s’intéresser à la lyrique médiévale des troubadours. Ce que fit Merwin. Grand voyageur, il se retrouva dans le Quercy et tomba amoureux d’une grange qu’il acheta. Ce fut le point de départ vers Ventadour, château mythique, aujourd’hui en ruines, qui fut l’un des berceaux de l’amour courtois. Sillonnant le Causse, parlant parfois en occitan avec les paysans, étudiant le répertoire des troubadours, essayant de déceler dans le trobar clus (utilisation de symboles et de métaphores permettant de cacher des faits, des noms, des liaisons amoureuses) des indices sur la vie de Bernard de Ventadour, Merwin mènera une enquête des plus poétiques. Elle ne nous apprendra pas grand-chose sur les origines du poète dont la vie fut tant chantée qu’elle se transforma en légende. Il semblerait qu’il fut d’extraction modeste. Il loua la beauté de la femme de son protecteur avant d’être chassé du château, déclara alors son amour pour Aliénor d’Aquitaine qui après avoir été reine de France devint reine d’Angleterre. Mais cette quête permet de reconstituer dans un monde peut-être plus troublé que le nôtre, ces merveilleuses cours d’amour où ce sentiment fut élevé de la manière la plus haute et sans tabou en Occident et de par le monde. Un livre d’initiation plus qu’un livre de voyage.

Les Fleurs de mai de Ventadour de William S. Merwin
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Luc Goustine
Fanlac, 159 pages, 18

Un Américain sur le Causse Par Dominique Aussenac
Le Matricule des Anges n°78 , novembre 2006.
LMDA papier n°78
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