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Histoire littéraire Autour de Marc Bernard

février 2007 | Le Matricule des Anges n°80 | par Didier Garcia

À hauteur d’homme

Deux livres, ou deux manières différentes de reprendre contact avec Marc Bernard (1900-1983), prix Goncourt 1942 avec Pareils à des enfants, et pour certains (dont Christian Estèbe), surtout l’auteur du roman poignant et pudique La Mort de la bien-aimée, écrit au lendemain de la disparition de son épouse.
À hauteur d’homme réunit des évocations d’amis écrivains (mais pas seulement : pour preuve celle de Zola), réalisées à l’occasion d’hommages, et publiées entre 1939 et 1981. Des évocations qui témoignent d’amitiés littéraires (Chardonne, Paulhan, Calet, Gide, Pia), mais aussi d’amitiés politiques (Barbusse et Dabit). Dire les autres, c’est pour Marc Bernard les appréhender au travers d’un détail : Dabit débarquant chez lui un maillot de bain dans la poche, Gide relisant pour la radio Les Nourritures terrestres, Fargue jouant au prince dans quelque café parisien, mais c’est aussi l’occasion de parler de soi, revenir à ses origines prolétariennes, auxquelles toute son œuvre est redevable. Des portraits faits sur le ton de la confidence, comme on parlerait à un ami : « il n’est pas de jour où il me manque », reconnaît-il après le décès de Calet.
Quant au récit de Christian Estèbe, conçu « pour lutter contre l’indifférence et l’oubli », il entraîne le lecteur sur les traces de Marc Bernard, tout d’abord à Bagneux, dans le cimetière où il repose auprès de son épouse et non loin de Paulhan. L’auteur poursuit son pèlerinage dans les lieux où l’écrivain a vécu (à Nîmes notamment, sa ville natale), et, de lectures d’archives en rencontres (Roger Grenier, Georges-Emmanuel Clancier), recompose la vie de cet auteur qui fut aussi un journaliste militant.

À hauteur d’homme
de Marc Bernard, 144 pages, 15
et Petit exercice d’admiration
de Christian EstÈbe, 128 pages, 13,50 , Finitude

Autour de Marc Bernard Par Didier Garcia
Le Matricule des Anges n°80 , février 2007.
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