La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Domaine français Le feu follet

mars 2008 | Le Matricule des Anges n°91 | par Jérôme Goude

Romain Anselme, fort de ses « onze ans moins des poussières », jouit d’insondables facultés d’affabulation. Il dirige avec maestria un petit théâtre imaginaire sur les planches duquel défilent, pêle-mêle, Caliméro, Costa-Gavras, Fifi Brindacier, sir Carol Reed, Charlot, Diabolo, Marlon Brando, etc. Le mardi 6 février 1973, alors qu’un incendie vient tout juste de ravager son collège, le CES Édouard-Pailleron, Romain fugue et, muni d’un volume des aventures de Tintin et d’une Canon DS-8, se cache dans le lot 62 d’un immeuble adjacent. Trois jours s’écoulent… Finalement, Romain sort de son terrier pour se rendre au commissariat où s’engagera un premier interrogatoire ponctué par la dénonciation d’un pyromane fictif : un « certain Manuel Kant », l’auteur de la « Métapsychique des peurs ». Enfant-symptôme d’une génération contestataire et laxiste, Romain échafaude des scénarios au hasard des manquements et des lubies d’un univers familial atypique. Entre une sœur nubile férue de Polnareff et de Janis Joplin, un père cinéphile et une mère militante, ce diariste en culottes courtes se meut en concentré explosif d’une époque prête à imploser : les années 70.
Pourtant, à l’instar du Théoriste, récit narrant les vicissitudes d’un enfant-cobaye aux prises avec les obsessions expérimentales paternelles, le nouveau livre d’Yves Pagès ne relève pas du roman dit strictement réaliste. Composé de faux - à savoir, fausse table des matières, faux erratum, index, notes, illustrations, glossaire, bibliographie, postface et chapitre zéro - Le Soi-disant est une œuvre originale oscillant entre vraisemblance et invraisemblance. Une folle logorrhée dans l’imbroglio de laquelle la verve et la malice de Romain sont servies par une langue qu’ébranlent d’alertes escarmouches entre humour, licence et ironie.

Le Soi-disant d’Yves Pagès
Verticales, 293 pages, 18,90

Le feu follet Par Jérôme Goude
Le Matricule des Anges n°91 , mars 2008.
LMDA papier n°91
6.50 €
LMDA PDF n°91
4.00 €