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Essais Vies

mai 2010 | Le Matricule des Anges n°113 | par Thierry Cecille

Vie de Richard Savage

C’est à une promenade surprenante que nous convient ces deux volumes qui, publiés en parallèle, se font écho par-delà les siècles. L’Italien Giorgio Manganelli (dont Le Promeneur a édité déjà maints essais aussi érudits que toniques) se risque, en 1961, à brosser en une sorte d’esquisse, prestement enlevée, la vie de l’écrivain anglais Samuel Johnson (1709-1784), pourtant l’objet des centaines de pages de l’énorme et inaugurale (pour l’histoire de la littérature anglaise, voire européenne) biographie de James Boswell. Johnson, lui, publie anonymement, en 1744, cette Vie de Richard Savage - qui sera traduite en France dès 1771 et saluée par Diderot. C’est qu’il s’agissait là d’une dette d’amitié : Johnson, sage et mélancolique, fut, jusqu’à sa mort, le camarade et le soutien de ce Savage, poète maudit, bâtard de sang noble, « raté et libertin » à en croire Manganelli, sorte de Neveu de Rameau avant la lettre (et que peut-être il inspira). L’un et l’autre partagèrent la vie hasardeuse et picaresque de ces mercenaires de l’écriture, « pègre cultivée et de qualité », dont grouillait le Londres sale et dangereux d’alors - et que vient de ressusciter pour nous Robert Darnton (cf. Lmda N°112). La misère les cernait, leurs œuvres, souvent écrites à vive allure, ne leur rapportaient guère plus que de quoi offrir à leurs comparses une tournée de gin - et il leur fallait également affronter parfois le mépris et la morgue des aristocrates dont ils devaient se faire des protecteurs. La ville, cependant, dans sa « merveilleuse immensité », leur offrait une incroyable diversité humaine - sur laquelle exercer leur lucidité, leur « extraordinaire intelligence humaine ». Johnson manifestait une « passion sagace de percevoir, saisir, s’attacher toutes les images de la vie captivante » et il les transcrivait ensuite en une « prose solennelle et mélancolique » avec une « gravité douloureuse ». C’est avec cette empathie perspicace qu’il redonne à l’ami défunt et calo

vie de samuel johnson
de giorgio manganelli
Traduit de l’italien par Dominique Férault
Le Promeneur, 133 pages, 19,90


vie de richard savage
de samuel johnson
Traduit de l’anglais par Lionel Leforestier
Le Promeneur, 113 pages, 15,50

Vies Par Thierry Cecille
Le Matricule des Anges n°113 , mai 2010.
LMDA papier n°113
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