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Dossier Louis Calaferte
« Un éveilleur »

avril 2015 | Le Matricule des Anges n°162 | par Didier Garcia

Immense, tentaculaire, travaillée par de multiples pratiques d’écriture, l’œuvre de Louis Calaferte est difficile à appréhender dans son ensemble. Visite guidée en compagnie de Serge Martin.

Animateur de la revue Résonance générale, poète sous le pseudonyme de Serge Ritman (Tu pars, je vacille, Tarabuste, 2015), Serge Martin est aussi professeur à l’Université Sorbonne nouvelle Paris 3. Ses recherches portent essentiellement sur la poétique de la voix et la littérature pour la jeunesse. Il est l’un des contributeurs du colloque « Autour de Louis Calaferte », qui s’est tenu à Dijon en octobre dernier.

Selon John Taylor, le traducteur américain du Sang violet de l’améthyste, l’œuvre de Calaferte est un « continent inexploré ». Souscrivez-vous à cette formule ? Et pour quelles raisons l’Université semble-t-elle réticente à l’empoigner ?
Avec Calaferte, on est bien obligé de parler de « continent » ! Pour s’y aventurer, il ne faut pas compter sur les vieilles cartes littéraires avec frontières et typologies bien établies, parcours balisés : il est de la responsabilité de son lecteur de l’arpenter sans imaginer pouvoir trouver une issue. Au-delà de la métaphore, il me semble en effet que ce continent Calaferte demande un changement de conception de la littérature – exactement comme l’exige toute œuvre forte. Pour Calaferte, le roman est « une bouillie hybride » comme il l’écrit dans Direction (les citations qui suivent en proviennent) : il s’en prend ainsi frontalement aux habitudes de l’époque qui souvent réduisent la littérature au « roman », mais il poursuit également ce que j’appellerais une véritable ambition anthropologique pour la littérature, au sens d’une anthropologie critique du langage, puisqu’il déclare par ailleurs que « la littérature est faite pour susciter des problèmes ». Jamais réduite à une forme, même si on peut bien évidemment rattacher son œuvre à un certain goût du fragment partagé par Roland Barthes ou d’autres à la même époque, la littérature pour Calaferte est une exploration du vivre de la plus haute exigence : « saisissement du fugace et fixation du grave », précise-t-il non sans évoquer me semble-t-il la définition du moderne par Baudelaire – d’ailleurs, s’il y a un grand baudelairien au XXe siècle, c’est bien lui ! Contre tous les moralismes institutionnels aussi bien que révoltés, sa direction est celle d’un « vivre poème », au sens de Meschonnic. Et s’il adopte une « voie chrétienne », il ajoute aussitôt : « débarrassée des dogmes aveugles des Églises, de l’impérialisme des hommes ».
Bref, ce « continent » demande d’y inventer et peut-être seulement d’y préserver une force de liberté et de désencombrement des académismes de tous poils – même ceux de la révolte – ; ce qui n’est pas pour plaire à bon nombre de ses contemporains et pairs de tous bords. Alors, on comprend quelque peu l’embarras qu’un tel « continent » fait à l’Université. Les genres y sont mis au rancard, les thèmes ne valent que reproblématisés, les formes délirent ou demandent d’apprendre à lire sans catéchisme stylistique. Littérairement incorrect parce qu’inclassable comme les grands intempestifs, Calaferte...

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