La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Théâtre Le sel, la vie, la mort et la coiffure

novembre 1992 | Le Matricule des Anges n°2

Portrait de Famille

Punis d’être pauvres à toujours chercher le bout la queue du diable les trois sous pour faire le centime « .
Denise Bonal dans Portrait de Famille parle des petites misères du quotidien, celles qui mènent parfois aux drames. Comme pour Pinchard, le voisin de cette famille »Groseille« , plaqué par sa femme : » Elle est partie pour un kilo de gros sel. A midi juste, elle m’a regardé comme une étrangère avec les yeux hagards et elle m’a crié : je n’ai plus de sel… Elle est partie en courant sans manteau. Elle court toujours « .
Le poids de la réalité, le poids des galères, le poids des jambes trop lourdes, » Je pèse plus que mon poids « dit Louise la mère.
Rien cependant n’est vraiment triste sous la plume gouailleuse de Denise Bonal car le chômage, le suicide manqué de l’un des fils s’ajoutent sans hiérarchie aux courses à faire, au repas à préparer, au chien à surveiller. La vitalité du récit vient de ce que les personnages s’inventent leurs propres règles pour surmonter le quotidien. Ainsi puisque » kidnapper c’est un crime quand le kidnappé est vivant « , ils vont kidnapper un mort pour obtenir une rançon. A partit de petits riens, Denise Bonal dessine des personnages à l’univers bien spécifique. Comme Albert qui ne fauche pas : » Je suis trop lent ". Denise Bonal écrivain en appelle à son expérience de comédienne, pour privilégier le jeu de l’acteur. Ainsi l’absence de ponctuation dans le texte de Louise n’est pas un effet de style mais une volonté de l’auteur de laisser à la comédienne toute sa liberté. Rien d’étonnant à ce que ce texte soit d’ores et déjà sélectionné pour le festival du théâtre français contemporain à New-York.

Portrait de Famille
Denise Bonal
Editions théâtrales
91 pages, 88 FF

Le sel, la vie, la mort et la coiffure
Le Matricule des Anges n°2 , novembre 1992.