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Entretiens Marc Petit, l’enchanteur nourissant

septembre 1998 | Le Matricule des Anges n°24 | par Éric Dussert

Poète, traducteur et romancier, il construit depuis 1974 une œuvre originale et riche qu’il nomme son « musée fou ». L’édition complète de ses nouvelles signale un écrivain flamboyant qui façonne en marge des modes littéraires des récits denses et soignés.

Histoires à n’en plus finir

La Compagnie des Indes

Lorsqu’il publie un livre, Marc Petit ne craint pas de faire mentir son patronyme : chacun de ses récents ouvrages est en effet d’une épaisseur appréciable. La librairie française en reste stupéfaite, pour ne pas dire consternée, habituée qu’elle est à disposer dans ses rayons de littérature française le lot commun des romans Slim Fast. Néanmoins, sa bibliographie copieuse connaît depuis dix ans une embellie médiatique. On appelle ça un succès d’estime et cela signifie que la critique littéraire suit avec une componction toute sacerdotale l’évolution de l’auteur d’Ouroboros (Fayard, 1989) sans quitter son quant-à-soi. A juste titre car Marc Petit pourrait bien rafler un prix et l’admiration des lecteurs. Il apporte cette année le recueil exhaustif de ses nouvelles. Cette « forme dite courte est de toutes la plus retorse : d’une nuit à l’autre, on ne s’aperçoit pas que le temps passe et que le ruisseau est devenu océan ».
Les soixante-trois textes courts réunis dans les Histoires à n’en plus finir ignorent eux aussi les jours maigres du carême. Le grand mérite de leur édition complète -outre qu’elle donne accès à des textes disparus depuis belle lurette- revient à sa présentation chronologique qui met clairement en évidence le cheminement de l’auteur. On peut constater qu’entre 1969 et 1997 plusieurs Marc Petit se sont succédé. Le premier, débutant, suit une inspiration philosophique teintée d’évanescences qui ne cachent pas un goût prononcé pour les notations visuelles, jusqu’à l’écrivain des années 1990, décontracté et vivant. Ce dernier baigne ses écrits d’une gaieté malicieuse, parfois exubérante, à son image. Entre ces deux auteurs, le Marc Petit des années 1980 ne manque pas de corps. Par le truchement de personnages aussi étranges et marginaux que savent l’être les créateurs, il aborde un sujet dont il a fait son cheval de bataille : la fiction d’imagination.
« Je ne suis pas un prosateur réaliste » clame Marc Petit. Sans doute faut-il le croire car ses Histoires à n’en plus finir tirent le lecteur à hue et à dia. Dans la proximité affective de Kafka, de Karen Blixen ou Borges qu’il revendique comme ses frères anciens, cet universitaire spécialiste des baroques allemands plaide pour les vertus de l’imaginaire et de l’émotion en utilisant toutes les roueries de sa plume. Si on le place dans le contexte de la littérature française contemporaine, Marc Petit fait figure d’auteur en butte aux canons de notre époque. Reste que les sirènes conjuguées du structuralisme, du polar et de l’egofiction qui tiennent le haut du pavé ne l’impressionnent pas. En réaction à ces littératures en vogue, il a intégré le groupe informel de la Nouvelle Fiction fondé en 1990 par Georges-Olivier Châteaureynaud, François Coupry, Patrick Carré, Hubert Haddad, Jean Levi, Jean-Luc Moreau, Frédérick Tristan, Jean-Claude Bologne, Francis Berthelot et Sylvain Jouty. A la recherche du « Souverain Bien » littéraire, cette « amicale » d’écrivains...

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