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Dossier Ismail Kadaré
Perdu pour la lecture (les livres)

janvier 1999 | Le Matricule des Anges n°25 | par Eric Naulleau

Les livres d’Ismail Kadaré ne se trouvent ni dans la Ville de pierre, ni dans la Ville lumière, mais à Tirana. Son appartement parisien évoque davantage un lieu de transit qu’un lieu de vie et n’abrite qu’une bibliothèque d’exil. Sur une table, le récent essai d’Hélène Carrère d’Encausse sur Lénine paru chez Fayard et, restée ouverte, une édition de ses propres œuvres, avec de nombreuse annotations manuscrites dans les marges. Lorsque l’auteur du Poids de la croix prend place pour la traditionnelle séance de photographies vers 17 heures, il évoque irrésistiblement quelque écolier studieux qui s’apprête à « faire ses devoirs » après une journée de classe.
Changement de décor dans la capitale albanaise. Dans la résidence de l’écrivain, les innombrables livres sont répartis dans deux bibliothèques -l’une dans la salle de séjour, l’autre dans l’atelier- pour des raisons plus stratégiques que littéraires. Puisque le maître de maison y reçoit quantité de personnes (« J’ai parfois l’impression de vivre dans un café »), il convient en effet de placer dans la première pièce les ouvrages les plus volumineux, de manière à décourager autant que possible les visiteurs indélicats (« Bien sûr qu’on me vole des livres ! Et même beaucoup ! ») Dans la seconde pièce, beaucoup d’éditions anciennes, parfois de grande valeur (« Mais je ne suis pas du tout bibliophile. ») ainsi que des livres en langues étrangères (« Je connais mieux le russe que le français et, outre ces deux langues, je lis aussi en anglais et en italien. ») Peu de littérature contemporaine, en revanche : « Je préfère lire les comptes-rendus dans la presse que les livres eux-mêmes. Ensuite, je complète ces informations avec ma propre imagination. J’y trouve plus de plaisir et puis cela évite les désillusions. » Pas un des classiques, depuis les tragiques grecs jusqu’à Kafka, ne manque en revanche à l’appel.
Un regret, pour finir, exprimé tout en feuilletant le dernier livre d’un confrère balkanique : « Je suis devenu un lecteur professionnel, ce qui est une chose terrible parce que l’on y perd le contact direct avec les textes. Je saute des pages entières en me disant : Ça, je connais déjà… et ça aussi. C’est une maladie qui frappe tous les écrivains. Nous sommes perdus pour la lecture. »

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