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Poésie Le printemps des dames

avril 2004 | Le Matricule des Anges n°52 | par Philippe Castells

Terpsichore et autres riveraines

Le bestiaire que constitue l’œuvre de Claude Louis-Combet regroupe tous les mythes mettant l’image de la femme à mal, tant dans sa sexualité que dans sa sainteté, dans sa fragilité que son courage. Naturaliste d’un imaginaire orienté vers cette unique source, il manquait à son « histoire (sur)naturelle » un fantasme qu’il n’avait défloré. Dans ce bref recueil, c’est justement à la femme-fleur qu’il fait honneur : Terpsichore aux doigts de rose et Flora la belle romaine. Deux nouvelles pleines d’une poésie lourde et sensuelle rendent hommage à la sensibilité tant physique qu’émotionnelle de cette « ornière de chair, fente première, inépuisablement onctueuse, occupée seulement de son désir d’éclosion ». L’évocation de la nature horticole de la femme se fait par le biais d’une réappropriation d’un mythe ou d’un récit (en l’occurrence un poème de Villon), ce qui est la spécialité de Louis-Combet. Parlant d’une fleur, métaphore d’une muse de la danse légère : « elle a tiré sur les racines qui la tenaient au sol. Elle les a rompues, elle s’est désentravée dans une grande exaltation de douleur et de joie » l’écrivain offre à notre compréhension une sensibilité surnaturelle, celle qu’il confère à l’autre part de l’homme.
L’autre nouvelle nous ramène à la monstruosité de la femme, dans son rôle d’accoucheuse, mais aussi de façonneuse d’humains, dans leur folie et leur difformité. Mala Lucina qui n’est pas une fleur, mais peut-être une jardinière d’humanité, qui permet qu’ « une pensée étrangère, inoculée, arborescente se prépare à travailler le corps et l’esprit, dans leurs racines et leurs rameaux » illustre le côté obscur de cette féminité qui bouleverse et obnubile l’auteur. Et pourtant, « je ne suis pas un fléau, songe Lucine », l’héroïne, la femme. Qui sait ?

Terpsichore et autres riveraines de Claude Louis-Combet, Fata Morgana, 41 pages, 9

Le printemps des dames Par Philippe Castells
Le Matricule des Anges n°52 , avril 2004.
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