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Dossier Paul Nizon
Le vol de l’épervier

janvier 2006 | Le Matricule des Anges n°69 | par Didier Garcia

Auteur d’une œuvre qui met en scène un « je » toujours changeant, Paul Nizon écrit pour rattraper sa vie et la faire exister dans sa conscience. Une vie présentée dans son quotidien, mais servie sur un plateau d’argent avec, pour couverts, une langue d’une grande richesse poétique.

Paul Nizon parle lentement, avec un bel accent germanique, ponctuant ses phrases de pauses, non pas pour s’écouter parler, mais pour se laisser le temps de trouver le mot juste dans une langue, le français, qui n’est pas sa langue natale. En l’écoutant, son interlocuteur a le sentiment qu’il s’applique, qu’il a à cœur de bien faire, le désir de s’expliquer sur tout, comme si, dans chaque réponse, il remettait sa vie en jeu. Sa vie, ou son œuvre, mais chez lui cela revient souvent au même.

La matière de vos livres est souvent très simple : la rue, les places, les cafés, le quotidien… C’est le prosaïque, l’ordinaire qui vous retient ?
C’est le quotidien. La plupart du temps, on est confronté aux petites choses du quotidien. Les grands destins, c’est de l’imagination, de la spéculation, ou du désir, ou quelque chose qu’on emprunte, mais la règle du jeu, c’est le petit quotidien, qu’il faut illuminer, autrement ça ne vaut rien. Je ne sais pas pourquoi, dans mes livres il y a plutôt des gens simples et des choses simples. Je me suis souvent posé la question : pourquoi cette présence des choses simples et des gens simples pour un type élitiste comme moi ?… Je n’ai jamais introduit un type élitiste dans mes livres. Chez moi, la vie est peuplée de gens simples.

C’est ce quotidien-là que vous avez trouvé à Paris ?
J’aime les choses simples de Paris. J’aime les gens de Paris. Il reste peut-être aussi le voile de l’étranger. J’adore la vie française comme je la connais depuis ces trente ans, tandis qu’en Suisse, où j’avais un regard beaucoup plus critique, ou plus familier, ça commençait à m’ennuyer, je ne voyais que les défauts, la lâcheté, la pauvreté, le manque. C’est bien d’être à l’étranger et de rester étranger. Ce n’est pas pour embellir, c’est pour avoir ce regard toujours nouveau sur les choses. En Suisse, quand je l’ai quittée, je n’aurais pas pu continuer à écrire : tout était transparent, j’avais mon rôle. C’est le nouveau qui enflamme le regard, qui n’est pas encore devenu insensible. C’est un avantage de cette ville, qui est tellement riche, qu’on ne peut pas s’habituer : il y a toujours du nouveau, et ce côté immense des événements de la rue. Quand il n’y a plus rien qui m’enflamme, je crains de mourir, je m’endors, je meurs. Pour un écrivain, il faut rester étranger, sauvegarder le regard de celui qui arrive, qui ne connaît pas vraiment, qui est incité à exprimer les choses de la vie. Quand on est trop habitué, on se réfugie dans des constructions politiques ou sociales, quelque chose que l’on peut rassembler sous le nom d’engagement : on s’engage dans une idée.

Quand vous vous désignez en tant qu’écrivain, vous utilisez des métaphores qui évoquent des positions assez risquées : soldat, boxeur, épervier, amant, ou encore berger des putains. Pour vous, l’écriture est un combat ?
Oui, il faut s’exposer aux choses de la vie, et aller le plus loin possible aussi du risque, disons du...

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