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Entretiens L’Absolu du désir

mai 2007 | Le Matricule des Anges n°83 | par Jérôme Goude

Chant d’amour et de deuil, manifeste de la pensée surréaliste et petit traité de l’amour absolu, « Une goutte d’éternité » d’Alain Joubert bouleverse en suscitant respect et questionnements.

Une goutte d’éternité

Le 9 juin 2006, dans un ultime geste d’amour, après cinquante ans de vie commune avec sa compagne Nicole Espagnol, Alain Joubert cueille « sur ses lèvres son dernier soupir ». Une goutte d’éternité est à la fois un témoignage poignant, le récit d’une rencontre « inéluctable » et la célébration d’un amour riche et immarcescible. Dans ce petit texte précieux, écrit dans le but de circonscrire cette « mort intolérable dont l’absurdité n’apparaît qu’à celui qui reste seul, désespérément seul », Alain Joubert distille d’abord les indices dont le foisonnement précède toute cristallisation amoureuse. Une lettre d’Alain Joubert, écrite en Algérie, adressée à André Breton et interceptée in extremis dans le casier de la censure par Arsène Bonafous-Murat, alors lié d’amitié avec la très jeune Nicole, le surréalisme et la « cinémathèque de l’avenue Messine », sont les éléments convergents qui concourent à l’avènement d’Éros. Un Éros que corrobore après-coup l’expérience surréaliste. Un amour ni « fou » ni « sublime » mais, selon l’épithète d’Alfred Jarry évidée de toute connotation transcendantale, « absolu » éclaire l’écriture de ce livre. Un amour qui ne s’offusque pas de ce que l’autre ait cédé au « désir qui passait de l’autre côté de la rue » et qui implique une intelligence de ses « métamorphoses toujours en action ». De sorte qu’Une goutte d’éternité est la réalisation concrète de la visée à laquelle aspire André Breton dans L’Amour absolu : « Je te réinventerai pour moi comme j’ai le désir de voir se recréer perpétuellement la poésie et la vie. »
À quelques pas seulement du square Clignancourt, dans un appartement lumineux et pourvu d’une bibliothèque généreuse une bibliothèque dont un pan entier est consacré exclusivement aux œuvres surréalistes amène et sensible, Alain Joubert revient sur son expérience douloureuse et heureuse.

Qu’est-ce qui a motivé l’aspect foncièrement hybride d’Une goutte d’éternité ?
Il n’y a pas eu de motivation ; mais une nécessité. Se retrouver seul après avoir vécu cinquante ans avec Nicole n’avait pour moi plus de sens. Mon souhait était de disparaître avec elle. Compte tenu des circonstances matérielles indispensables à la réussite d’un tel acte, je n’ai pas pris le risque. Il fallait que je puisse assurer la sortie de Nicole selon les conditions requises. Dès l’instant même de sa disparition, j’ai ressenti un vide tel que ma présence, là ou ailleurs, n’avait plus d’importance. Il se trouve que des amis m’ont invité à passer quelques jours chez eux. J’ai réalisé alors que si je désertais notre appartement je ne pourrais plus y revenir. Il était tellement imprégné de la présence de Nicole que le fait d’y vivre seul m’obligeait à l’apprivoiser. À chaque retour, il fallait que je tienne. Et la seule manière pour moi de tenir, c’était d’écrire ce livre.

La nature de votre rencontre, le militantisme antifranquiste, l’euthanasie… Diriez-vous de Nicole Espagnol qu’elle n’a jamais cédé...

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