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Dossier Raymond Carver
Carver ailleurs Carver l’autre

novembre 2015 | Le Matricule des Anges n°168

Ni implacable, ni convulsive, ni même agitée, une écriture tranquille, qui prend son temps, qui n’hésite pas à se répéter, par légers glissements internes. Qui prend son temps et ne le lâche plus.
On parle surtout des nouvelles de Carver, à juste titre, mais les poèmes sont également à la fois très singuliers et très construits, toujours dans la nuance. Seuls dans le genre.

Vitamines du bonheur
Si tu en as vraiment envie
Regarde à l’endroit habituel
Tout près d’une fenêtre
non ?

Variations sur la qualité
D’un monde loin de toi
Et de cette voiture qui
Passe dans la rue en
Bas

Il est mort, il n’avait pas cinquante ans. Des nouvelles souvent assez brèves, sans grandiloquence, qui ne s’affichent pas, toujours attachées à montrer des êtres brisés, sans intérêt, sans ambition, sans plaisir, sans amour, médiocres, c’est le mot. Ils prennent le train, visitent une cathédrale, vont chez le coiffeur, ne savent pas pourquoi ceci ou cela. Une vie de clapotis et de faux pas, sans intimité, sans crédit, ni besoins. Pas de bois pour l’hiver, pas de boisson pour l’été. Avec, cependant, de l’imprévisible, dans le détail, dans la construction apparente, et de la concentration, du raffinement.

L’avenir est imprévisible
Heureusement le présent
De même ténu dépourvu
De personnages actifs
Mémoire

Sans mémoire sans idées
Bonnes raisons pour un sentiment
Qui s’épuisent à se dire s’il se dit
Quand il se dit manchettes
Chemises

Les poèmes, quant à eux, sont descriptifs. Longs ou courts, ils racontent tous une petite histoire. Les coupes, en fin de vers, sont annoncées, prévisibles, et voulues telles. Le vers se perd dans une prose qui se modifie peu à peu dans la presque platitude organisée de la constatation. Carver n’est pas un poète à la hauteur du nouvelliste, il est un poète de la nullité revendiquée, qui ne se contemple jamais en train d’écrire, contrairement à beaucoup d’autres écrivains, à ce titre, rare, il demeure une découverte.

Pas de trouvailles ni de jeux
De mots ni de jeu avec les mots
Seulement ce que dit une femme
Et qu’elle redit à la sortie du
Bain

Il est un grand prosateur et un très bon poète. Qui dit mieux.
Henri Deluy
* Dernier livre paru : Action cuisine (Al dante)

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