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Dossier Hélène Bessette
Liberté totale

juin 2020 | Le Matricule des Anges n°214

J’ai découvert Hélène Bessette après sa mort, avec La Grande Balade. J’embarquais pour une singulière croisière où m’attendaient une écriture exceptionnelle et une femme libre comme je les aime, ne revendiquant aucune appartenance, pas même au Nouveau Roman des années 50. Une liberté totale.
J’aurais tellement aimé la croiser dans une des écoles où elle a exercé jusqu’en 1962, mais je n’ai rejoint mon premier poste qu’en 1961. Dans maternA, elle a écrit : « Nous qui donnons notre vie à l’enfance du peuple, notre tâche est tellement obscure mais combien grande ». Cette phrase est en exergue de mon prochain livre.
Hélène Bessette tire le rideau des apparences. La violence poétique de ses textes saisit le corps et l’âme. Leur grande beauté submerge, une sorte de danger rôde, délicieux, insolent. J’ai souvent des rendez-vous avec N’avez-vous pas froid, ou encore Le Bonheur de la nuit, ce long poème chaotique. Quand je les relis, j’entends désormais la voix de mon amie Florence, morte il y a peu de temps, après avoir dit sur scène Ida ou le délire, avec sa façon toujours inattendue d’habiter un texte. Ceux d’Hélène Bessette se prêtent si bien à l’étrangeté. Quand les mots et les voix s’étreignent follement, reste une petite musique qui ne meurt jamais.
Marguerite Duras avait su lire Hélène Bessette, Queneau l’avait publiée. Le long silence qui a précédé sa mort dit pour moi l’élégance de son œuvre, la douleur d’être si peu lue, son intégrité, sa force fragile.

Michèle Lesbre

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