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Dossier Hélène Bessette
Matière vivante

juin 2020 | Le Matricule des Anges n°214 | par Didier Garcia

En compagnie de son biographe, Julien Doussinault, retour sur une œuvre qui sort de l’ombre après une éclipse d’une trentaine d’années et dans laquelle se mêlent l’intime et le poétique.

Libraire à L’Écume des pages à Paris et membre du Gang du Roman Poétique consacré à la valorisation de son œuvre, Julien Doussinault est à ce jour l’auteur de la seule biographie consacrée à Hélène Bessette, laquelle permet de suivre la singulière destinée de cette femme libre et irréductible.

Dans votre biographie, vous évoquez cinq cahiers qui constituent son « catalogue de bibliothèque », soit à peu près 500 ouvrages. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur cette bibliothèque portative et, de manière plus générale, nous éclairer sur les lectures qui ont le plus compté pour elle ?


Cinq cents livres qu’elle a littéralement « portés » au cours de ses 30 déménagements en vingt ans, jusqu’en 1972. À la fin de sa vie, en 2000, elle en avait trois fois plus. Hélène Bessette était une nomade, une éternelle exilée. Toujours en mouvement, pour fuir ou pour rechercher quelque chose (ce qu’illustrent d’ailleurs très bien les couvertures de ses romans imaginées par Dominique Bordes et publiés au Nouvel Attila). Et avec elle une liste sommaire de biens matériels, mais des valises entières de livres, qu’elle triait par catégories, un peu comme dans une librairie (philosophie, théâtre, religion, politique, histoire, sciences, beaux-arts, cinéma, musique, études de lettres, dictionnaires, littérature) et par langues pour la littérature (française, américaine, anglaise et irlandaise, allemande et autrichienne, gréco-latine). Plus étonnant, on trouve dans ces cahiers un classement métrique de ses ouvrages, pour faciliter ses déménagements justement. On découvre qu’elle possédait par exemple 1,50 mètre de littérature américaine.

Quels sont les auteurs les plus présents ?
Si l’on se réfère à son « catalogue de bibliothèque », on constate un choix très large dans ses lectures, et surtout axé sur la critique littéraire (Luckas, Genette, Sainte-Beuve) et la philosophie (Karl Jaspers, Kierkegaard et Simone Weil). En littérature française, les auteurs qui reviennent le plus souvent sont Marcel Schwob, André Gide, Charles Péguy, et chez ses contemporains, Michel Butor a ses faveurs. On remarque aussi qu’elle n’a aucun livre de Duras, alors que Duras avait tous les romans de Bessette à Neauphle-le-Château. C’est amusant…
Rien ne la passionne vraiment en littérature française. Elle est très cruelle ! Et assume sur ce point en particulier ce qu’elle appelle son « complexe de supériorité »  !


Qu’en est-il exactement de sa passion pour la littérature américaine ?


Bessette est profondément marquée par la littérature américaine et, d’une manière plus générale, par la littérature anglo-saxonne. Pour les États-Unis, elle s’inspire surtout des poètes, T. S. Eliot et Ezra Pound, William Carlos Williams et E. E. Cummings. C’est grâce aux poètes qu’elle trouve le moyen d’inventer un nouveau langage, et le travail de Pound sur la « prosodie visuelle » lui permet de donner à voir et à entendre autrement....

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