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Dossier Georges Hyvernaud
Précis de recomposition

janvier 2000 | Le Matricule des Anges n°29 | par Philippe Savary

Loin d’être une apologie du désespoir, l’œuvre de Georges Hyvernaud s’attache à démystifier nos solides croyances. Face à ce monde qui ne tourne pas rond, le moraliste s’apparente à un agitateur d’éveil.

Depuis quelques années, son nom sort enfin de la confidentialité. Des lectures, des adaptations théâtrales, des expositions témoignent de la diversité et la richesse de cette œuvre. Il manquait la caution universitaire… C’est chose faite. En mai dernier s’est tenu, sous l’égide de l’Université de Reims, un colloque international intitulé Présence de Georges Hyvernaud. Cette rencontre faisait suite à celle présentée un an plus tôt à Lille où il était question de quelques plumes buissonnières rejetées des sentiers de la gloire (Bove, Calet, Dabit, Prévost, Guérin… et Hyvernaud). Le colloque (dont les actes paraîtront en volume avant l’été) a été organisé par Yves Ménager. Il a enseigné à l’Université de Reims pendant trente ans. Son domaine de recherche porte sur la littérature et la Deuxième Guerre mondiale.

Yves Ménager, quel bilan tirez-vous de ce colloque ?
D’abord, une joie et une satisfaction qui sont celles des lecteurs qui n’acceptent pas l’injustice faite à une œuvre qui méritait évidemment un autre sort. Dix-huit communications d’une grande diversité : des témoignages sur l’homme, l’enseignant, sur la redécouverte de Georges Hyvernaud ; l’évocation de sa drôle de guerre. Différents aspects de l’écrivain : le moraliste, le poète, le lecteur et le spectateur de théâtre, le sens de la parodie et de la dérision ; la confrontation avec l’œuvre d’autres écrivains (Raymond Guérin, Marcel Proust), les difficultés de la traduction (en italien, en roumain)… Ce n’est pas si mal pour une première !
Que nous enseigne cette œuvre ? Sur quel point précisément peut-on dire qu’Hyvernaud est un écrivain profondément contemporain ?
L’expérience de la drôle de guerre, surtout celle de la captivité, accompagnées et confortées par les lectures au camp, confèrent à Georges Hyvernaud une terrible lucidité. Cinq ans dans ce retrait du monde, même dans un oflag (puisque certains parlent d’une situation privilégiée), permettent de déceler ce qui est essentiel dans une vie d’homme et de mettre en évidence la vanité du reste. Reconnaître l’essentiel, c’est aussi débusquer les faux-semblants, les bons sentiments, les contrastes entre le dire et le faire… Ce qui semble faire de Georges Hyvernaud un écrivain profondément contemporain, c’est ce refus de la concession, cette volonté d’être direct, parfois cru et brutal, pour coller à une réalité débarrassée des illusions et des flonflons.
Ses deux livres furent pourtant après la Libération très mal accueillis…
C’est vrai. Si l’on voulait être expéditif, on pourrait dire qu’il était trop en avance sur son temps. Ce serait un peu court. La critique ne fait pas tout. Si l’on se place du point de vue du lectorat, il faut se souvenir qu’un grand nombre de livres-témoignages sur la captivité ont été publiés aussitôt après la Libération. Les titres des deux premiers ouvrages d’Hyvernaud sont assez évocateurs pour que ces livres soient passés inaperçus dans le flot de ces...

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