La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
ZA Loup à Loup 83570 Cotignac
tel ‭04 94 80 99 64‬
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Dossier Amos Oz
Le bruit du monde

février 2013 | Le Matricule des Anges n°140 | par Etienne Leterrier-Grimal

À l’écoute du siècle : telle pourrait se définir l’écriture d’Amos Oz. Celui qui fait du kibboutz un précipité du monde, dans Entre amis, cherche également à rendre compte de ses voix multiples.

Écrivain engagé depuis près d’un demi-siècle, Amos Oz est probablement de ceux dont l’œuvre se confronte sans fard à la fameuse question : « Que peut la littérature ? ». Sans fard, c’est-à-dire sans illusions ni faux-semblants, quand tant d’autres, dans des contextes bien plus confortables, agitent des slogans qui n’engagent pas beaucoup. Celui qui prône la littérature comme un antidote par l’imaginaire, aux divers fanatismes des deux bords, avoue parfois aussi que la littérature ne peut pas tout. Alors il prend la plume de l’essayiste et descend dans l’arène. Ou bien il envoie son livre dédicacé à Marouane Barghouti, le leader palestinien qui purge en prison une quintuple sentence à vie, en lui souhaitant une libération prochaine… et déclenche ainsi la fureur des ultra. Installé droit dans un fauteuil, celui qui semble avoir été poète-kibboutznik comme d’autres furent prêtres-ouvriers – pour toucher le Verbe au plus près – séduit d’abord par une intégrité que l’on devine, dans les remous du débat public israélien, souvent contestée de tous les côtés. Entretien avec un modéré, dans – car c’est possible – le beau sens du terme.

Amos Oz, votre nouveau roman, Entre amis, décrit la vie des habitants d’un kibboutz fictif appelé Yikhat, dans les années 1950. Pourquoi revenir à ce thème, cinquante ans après vos premiers romans, Les Terres du chacal (1965) et Ailleurs peut-être (1966) ?
Entre amis n’est pas véritablement un livre au sujet du kibboutz. Il se déroule dans un kibboutz, il prend le kibboutz comme toile de fond, mais c’est avant tout une histoire d’émotions simples éprouvées par des êtres humains : l’amour, la solitude, le désir, la mort, la possibilité – ou non – de faire des concessions, la tentation d’abandonner. C’est la tentative que font des personnages pour s’atteindre les uns les autres, pour s’étreindre, parfois. Or, cette tentative, dans ces histoires, n’aboutit presque jamais. Pour moi, le kibboutz n’est donc à considérer que comme un contexte.

Qu’a-t-il de spécifique, ce contexte, pour que vous ayez la tentation d’y raconter à nouveau des histoires, outre le fait de lui avoir consacré trente ans de votre vie ?
Il est très pratique car il s’agit d’un microcosme. Le monde entier s’y concentre dans une goutte d’eau. Les choses sont vues en accéléré, car la vie s’y déroule au vu et au su de tous. Comme vous dites, j’ai vécu dans un kibboutz pendant trente ans, et je peux vous garantir que je savais, à l’époque, absolument tout de la vie de près de cinq cents personnes. Cela n’aurait jamais été jamais été possible si j’avais vécu à Paris, ou à Tel-Aviv. Cela a bien sûr un prix : les gens savaient également tout de moi, mais après tout… c’était de bonne guerre. Toujours est-il que je connaissais donc, de mon côté, leur vie, leurs désirs, leur aspiration au monde extérieur. C’est en cela que j’ai trouvé dans la vie du kibboutz une métaphore, un concentré extraordinaire de l’humain car le...

Cet article est réservé aux abonnés.
Auteurs, critiques, interviews, dossiers thématiques: découvrez tous les contenus du Matricule des Anges.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

LMDA papier n°140
7,30  / 8,30  (hors France)
LMDA PDF n°140
4,50