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Dossier Jacques Réda
Le poète accompli et dansant

novembre 2024 | Le Matricule des Anges n°258 | par Éric Dussert

Poète et prosateur, Gilles Ortlieb a fréquenté l’œuvre de Jacques Réda bien avant de rencontrer l’homme dont il a su apprécier l’ironie oblique et la liberté.

Quelle place occupe Jacques Réda dans le paysage poétique de notre temps ?
Une place à part, évidemment. Car c’était à la fois l’un des derniers représentants, le dernier peut-être, d’une génération de poètes avec qui on a grandi, et l’un de ceux qui, par ses essais critiques, assurait une continuité avec ceux qu’il avait pu côtoyer de son vivant (Frénaud, Follain, Grosjean, Ponge, Jaccottet, Perros, etc.) ou qui l’avaient précédé (Cingria, Larbaud, Toulet, Claudel, Valéry – parmi beaucoup d’autres). C’est aussi le seul qui ait choisi de tourner le dos au vers dit libre par lequel il avait débuté, et de s’en tenir jusqu’au bout aux règles strictes (désuètes, diront beaucoup) de la prosodie. « Vieux poète contemporain fidèle à ses aïeux », dit-il de lui-même dans un poème récent. Mais la chose est bien plus compliquée, nous y reviendrons sans doute…

Quel recueil a votre faveur ?
J’ai trois souvenirs superposés : le recueil par lequel je l’avais découvert dans les années 1970 (j’ai maintenant un doute s’il s’agissait d’Amen ou de La Tourne, l’un des titres, en tout cas, de la trilogie inaugurale), puis Les Ruines de Paris, pour sa phrase difficilement résistible (« Il vient de pleuvoir abondamment pendant quelques minutes et tout est frais. L’averse continue d’enjamber les toits vers les banlieues, ample comme une jeune fille relevant ses jupes pour mieux courir… » – mais n’importe quel autre début aurait aussi bien pu faire l’affaire), et puis enfin, plus récemment, Le Tout, le Rien et le reste, pour certains des poèmes qu’on y trouve et qui semblent concentrer, en quelques pages, la teneur d’un recueil entier.

Dans quelles circonstances l’avez-vous rencontré ?
La toute première fois, ce fut, quasiment sans paroles, le temps d’une poignée de main, aux obsèques d’Henri Thomas dans l’église qui se trouve à la sortie du métro Alésia (Saint-Pierre de Montrouge, je crois). Et nous avons vraiment fait connaissance quelque temps plus tard, lors d’un dîner chez Paul de Roux, près du Jardin des Plantes. Pour découvrir que nous avions été tous les deux – pas les mêmes années, évidemment – internes au lycée Michelet, à Issy-les-Moulineaux (il s’installe très vite, entre deux ex-pensionnaires, une sorte de complicité muette à laquelle ne pourra jamais prétendre aucun externe libre), et qu’il connaissait bien, pour l’avoir assidûment fréquenté à une époque, le petit pays dans lequel je vivais alors, le Grand-Duché de Luxembourg.

Parmi ses sujets d’intérêt maintes fois exprimés, et arpentés, si l’on met à part son goût pour le football, il y a la banlieue et l’urbanité de Paris en général. Peut-on le placer en continuateur de Fargue ?
Parmi ses sujets d’intérêt, il y en a un que vous ne citez pas, et qui occupe pourtant une sacrée place ou une place sacrée, comme on voudra, pas moins centrale que Paris dans sa géographie intime : le jazz. Mais vous réservez peut-être la question pour plus tard....

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