éditions Fayard
Ouvrages chroniqués
La Boîte
de
François Salvaing
1999
Lmda N°25
Plus qu’un livre sur l’entreprise ou sur les années Mitterrand, le nouveau roman de François Salvaing est une parabole lucide de notre société.
En choisissant de raconter la vie d’un homme, Patrick Bardeilhan, durant les années 80, François Salvaing a réalisé un roman qui échappe à l’anecdotique. Certes, La Boîte s’attache, avec un effet de réel, à suivre l’évolution professionnelle et privée d’un cadre qui commence son ascension avec l’arrivée au pouvoir de la gauche. Dans un style jubilatoire, qui multiplie les raccourcis et sème...
Génération managée
janvier 1999
Le Bonheur, sa dent douce à la mort - Autobiographie philosophique
de
Barbara Cassin
2020
Lmda N°217
L’académicienne Barbara Cassin retrace son parcours intellectuel où les idées, toujours, s’incarnent dans la vie.
D’abord, la question des titres, de tous les titres. Barbara Cassin est une femme titrée : directrice de recherche émérite au CNRS, médaille d’or 2018 du CNRS et, depuis cette même année, académicienne. Mais attention, si elle a tout, en apparence, d’une femme académique, ne l’enfermons surtout pas dans cette case. Il y a aussi, emprunté, à Rimbaud, le titre du livre. Il désarçonne un peu par...
Vie ouverte
octobre 2020
Boris Pasternak
de
Dmitrij L'vovic Bykov
2011
Lmda N°129
« À quoi bon des poètes en temps de détresse ? » s’interrogeait Hölderlin. Dmitri Bykov, suivant pas à pas Pasternak dans sa traversée d’un siècle douloureux, tente une réponse.
Parmi les quatre grands de la poésie russe du XXe siècle – Akhmatova, Tsvétaïéva, Mandelstam et Pasternak – ce dernier serait peut-être le moins mythique, celui dont le destin se prêterait le moins aux légendes – funèbres plutôt que dorées. Alors que le suicide de Tsvétaïéva et les tragiques épreuves de Mandelstam et d’Akhmatova les transformeraient en martyrs de la parole poétique, Pasternak...
Un chant dans la tempête
janvier 2012
Brèves histoires de ma mère
de
Bernard Desportes
2002
Lmda N°43
Roman obsessionnel, scansion cauchemardesque de l’héritage familial, Brèves histoires de ma mère évoque peut-être aussi l’incestueux commerce de l’écrivain avec la littérature.
Certains romans sont des torrents, vous y entrez aussitôt vous êtes emportés, balayés, noyés. Brèves histoires de ma mère est un fleuve de boue et de foutre, qui vous colle au cerveau en même temps qu’il vous ensevelit. On est pris, tout de suite, par cette parole précipitée autant qu’asthmatique, qui nous refuse le repos d’un point (sinon d’exclamation ou d’interrogation). C’est un sol qui...
Logorrhée du fils
mars 2003
